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 Eivind Ravnlyt [Homme lige] [Homme]

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Eivind Ravnlyt

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MessageSujet: Eivind Ravnlyt [Homme lige] [Homme]   Dim 26 Nov - 15:39

Prénom : Eivind

Nom : Ravnlyt. C'est un surnom, signifiant plus ou moins "Écouteur de corbeaux". Enfin, la traduction du Suéri à la langue eiralienne relève toujours de l'approximatif.

Statut : Homme lige... Enfin, c'est un peu faux dans la mesure où je n'ai pas encore prêté un serment d'allégeance de manière très formelle, mais il est clair que je suis le jarl Ragnar. Pour le moment du moins.

Origine ethnique: Suéri

Age : 30 ans
Sexe : Masculin

Histoire :

Je suis né loin dans le Nord, même pour les Suéris. C'était un village miteux, coincé entre les Tourbières et les Montagnes de la Lune, dans le nord de Vindagaard. Nous survivions comme nous pouvions, en vendant des peaux de bêtes principalement. Nous étions chasseurs, trappeurs, parfois pillards quand l'opportunité se présentait. Bref, une existence principalement tournée vers cette question cruciale qui a, de tous temps, préoccupé l'humanité : "D'où proviendra le prochain repas ?".

Je dois préciser, pour ceux qui ne le savent pas, que les Tourbières, c'est l'endroit où on balance les hommes qui ont eu la mauvaise idée de partager la couche d'un autre homme. Les Suéris ont un vrai problème avec ça, je ne sais pas pourquoi. Alors oui, je sais que je suis suéri également, mais chez nous, c'est différent. Les quelques-uns qui arrivent à ressortir vivants des Tourbières (je n'ai jamais compris comment) sont des gens tenaces, durs à la tâche, et souvent trop têtus pour mourir. Typiquement les gens qu'on aime avoir à côté de soi en cas de coup dur. Et franchement, l'endroit où ils mettent leur vit, ou celui de leurs amis, d'ailleurs, ne m'intéresse pas. En passant, j'ai eu quelques expériences de ce style, et ce n'était pas franchement désagréable, sans pour autant être une expérience inoubliable non plus. Enfin, c'est typiquement le genre de choses dont on va éviter de discuter au milieu d'une assemblée de Suéris. Mais au nord des Tourbières, on me comprend.

Où en étais-je ? Ah, oui. Alors mon plus gros problème, c'était ma mère. Une femme remarquable, notez. Avec des hanches larges, un caractère bien trempé, et un bon cœur. Le problème, c'est qu'elle a eu six enfants. Comment vous voulez nourrir six enfants dans ces régions-là ? On en a déjà deux qui sont morts de faim.

Alors, mes parents ont pris une décision simple. Ils m'ont refilé à un marchand de fourrures qui passait par là. Godfred, il s'appelait. Ils lui ont dit que j'allais bien travailler, que j'étais dur à la tâche. Alors il m'a pris, pour pas cher. Oh, je ne leur en veux pas. Ils avaient raison, mes parents. Mieux vaut un enfant au loin qu'un enfant mort. Sauf que le marchand en question, tout ce qu'il voulait, c'était un joli petit cul pour se faire plaisir. Et je crois qu'ils n'avaient pas prévu ça, mes parents. J'avais déjà eu des expériences comme ça, mais bon, c'était la première fois qu'on le faisait sans me demander mon avis. J'avais alors treize ans. Pendant deux ans, j'ai voyagé avec lui dans le Bjornsmark, travaillant pour lui le jour, tendant le cul la nuit. Quand je résistais, il me frappait et me privait de nourriture. Il avait pris l'habitude de m'attacher à son chariot, j'étais tenu en laisse par une grosse chaîne. Comme s'il y avait quelque part où aller dans ces grandes étendues gelées. On peut aller partout, mais "partout", c'est "nul part" en fait.

Pour m'occuper, je jouais. Je dessinais des runes dans la neige, je parlais aux animaux, et même, des fois, ils me répondaient. En tout cas, c'était l'impression que j'avais. Et c'était aussi l'impression qu'avait Godfred. Un jour, il a pris peur. Il pensait que j'étais un sorcier, et il avait peut-être bien raison. J'avais quinze ans, seize ans ? Je ne sais plus. Sa femme, une vieille peau horrible qui s'appelait Rikke, et lui, ont décidé de me tuer. Je n'étais pas spécialement prêt à me laisser faire, mais disons que, quand ils sont venus vers moi, avec une lance pour lui et un couteau pour elle, et que j'étais enchaîné au chariot, je n'avais pas beaucoup d'espoir. J'ai plus ou moins ramassé un bâton et paré quelques coups, et je leur ai dit que, s'ils me tuaient, mon esprit reviendrait les tourmenter. Ça les a fait hésiter. Mais pas longtemps. Mais suffisamment longtemps, parce que je rappelle qu'on était dans le Bjornsmark. Et il faisait froid, et les animaux étaient affamés. Alors pendant qu'ils réfléchissaient à ce que je venais de dire, un ours est sorti de nul part, et les a tués. Ça n'a pas duré longtemps : il a brisé l'échine de Rikke d'un coup de patte, et éventré Godfred. Puis il a commencé à manger.

Moi, j'essayais de me libérer sans trop attirer son attention, mais c'était une chaîne et je n'avais rien de mieux qu'un caillou, ce qui fait que, lorsqu'il a eu fini son repas, moi, j'étais toujours attaché. Alors l'ours, une énorme chose blanche au museau dégoulinant de sang, s'est approché de moi, m'a tapoté la tête avec sa patte, avant de repartir. Après quoi, j'ai pu tirer le chariot jusqu'à ce qui restait de Godfred : c'était un genre de traîneau avec des patins, j'ai pu arriver jusqu'au corps. Je suis arrivé à prendre sa clé, et je me suis libéré. Après, j'ai pris tout ce que je pouvais, et j'ai été vers l'est. Pas que j'aie eu quelque chose de particulier à faire à l'est, mais je connaissais la région, alors j'ai marché. J'ai chassé, pêché, bref, je me suis débrouillé. J'ai passé tout un hiver à Jotunsvik à ce moment, pour ne pas mourir de froid. Ce lieu est franchement angoissant quand on est tout seul, mais au moins, il n'y a pas de vent. J'ai survécu tout seul, comme ça. Mes seuls compagnons, c'était des corbeaux. Et, au printemps, je les ai suivis. Et ils m'ont mené à Eldrbrandr.

Eldrbrandr, c'est un village sur la côte orientale de Vindagaard. Et là-bas, c'est là qu'on entraîne les berserkers. Vous savez ? Les guerriers-fauves. Ceux qui se servent de leur propre bras tranché pour fracasser le crâne de leurs ennemis. Bon, ils savent faire beaucoup d'autres choses en fait : préparer des drogues, des médicaments, méditer, communiquer avec les animaux parfois... Enfin, quand je dis "communiquer"... On peut leur parler. C'est rare qu'ils répondent. Mais si je dis "parler aux animaux", c'est moins impressionnant, parce que tout le monde sait faire ça. Bref. J'ai pour la première fois eu des gens qui me nourrissaient et ne me tabassaient pas pour rien. Arngeir, le chef du clan... Einar, l'excentrique... Asbjorn, la grosse brute... Et d'autres encore. Je me suis épanoui. Et je me suis entraîné. A 21 ans, j'étais un guerrier. Plus qu'un guerrier, un guerrier-fauve. J'avais une affinité avec les corbeaux. Certes, on a connu plus intéressant comme animal en termes de puissance de frappe, mais ce sont des animaux très intelligents, et l'intelligence est toujours bonne à prendre. A un moment, j'ai souhaité repartir. Arngeir m'y a encouragé, d'ailleurs. Ils disaient que certains étaient faits pour entretenir la flamme, d'autres pour la propager. J'étais de ceux qui étaient censés la propager.

Alors j'ai été me mettre au service d'un jarl qui était trop content de compter un berserker dans ses rangs, et avait accepté une terre en Eiralie. Du coup, j'ai vécu en Eiralie, pas très loin de Borselburg. J'aimais vraiment ce pays. Là-bas, ce qu'ils appellent "l'hiver", c'est le moment où je dois mettre des vêtements pour sortir. Ça a duré, oh... six ou sept ans. Sauf que les corbeaux m'avaient déserté, et je me sentais seul. J'avais pris une femme, fait deux beaux enfants, et pourtant, je me sentais seul. Alors, j'ai décidé de partir. Pour la Suérie, pour entretenir la flamme. Et aussi parce que je m'étais enfilé la femme du jarl, qui m'en voulait. Enfin, pas la femme, elle, elle était plutôt contente. Mais le jarl voulait me voir mort. Du coup, je me suis enfui. J'ai vite emmené ma famille en Suérie en payant très cher un marchand, et je les ai laissés à Hragai, dans le sud de Mörkagaard. Je crois que je ne suis pas fait pour être père.

Après, j'ai suivi un autre jarl. Olaf, il s'appelait. Enfin, je dis un jarl, mais il commandait deux équipages, et c'était un gars avec plus de courage que de cervelle. Il s'est fait tuer par les Eiraliens durant un raid foireux sur la Côte des Brumes. Et c'est là que j'ai entendu parler du clan de Yeravik. On les dit un peu fous, mais c'est peut-être justement ça qu'il me fallait. Alors j'ai été leur proposer mes services. Et devinez qui j'ai trouvé ! Asbjorn Jötunsson. Un type avec qui je m'étais entraîné, qui faisait les choses différemment des gens normaux. Quand je dis différemment, c'est que, dans un mur de boucliers, on aime bien lancer quelques cailloux sur un ennemi avant d'arriver au corps-à-corps. Asbjorn, lui, il aime bien lancer quelques ennemis sur des cailloux. Bref, je me suis dit que la compagnie était agréable, et que j'allais rester un moment.

Et voilà où j'en suis.

Description physique :

Eivind est de taille moyenne, mince, de physique plutôt nerveux. Il est brun, mais avec quelques rares mèches plus claires (cela dépend s'il a pris le soleil). Il a des gestes vifs et regarde toujours de toutes parts lorsqu'il arrive dans un nouvel endroit. Il a en général une expression narquoise, qui donne souvent envie de lui frapper le visage à coups de cailloux. L'exception, c'est quand il combat, où son visage devient d'une impassibilité minérale.
Le plus frappant, chez Eivind, c'est tout de même son regard. Il est vif, avec des yeux profondément enfoncés, et son expression suggère toujours qu'il prépare un mauvais coup.
Sinon, il aime bien voyager léger, et porte en général des vêtements simples et dépouillés. En revanche, il se dépare rarement de ses larges bracelets en cuir, qui sont pour lui une protection physique autant que psychologique.

Description psychologique :

La première chose qui frappe, chez Eivind, c'est son sens de l'humour très particulier. Il a un humour très pince-sans-rire, et il parle énormément, en sautant facilement du coq à l'âne. Il est très intelligent, très observateur, il juge très bien les gens. Mais il est presque trop observateur et analytique : c'est-à-dire qu'il est difficile, pour lui, de prendre une décision rapidement. Il est un peu maniaque sur les bords : il a plein de petites manies qui sont importantes pour lui.
Par rapport à ses autres compagnons berserkers, il est beaucoup moins belliqueux. Il sait se battre, certes, mais il aime surtout profiter de la vie. On l'imagine plus quitter ce monde dans un éclat de rire que dans un cri de guerre.
Même s'il parle beaucoup, et souvent, il faut se méfier de lui : sous ses dehors rieurs et même, parfois inconséquents, se cache un esprit aux aguets, qui observe et retient tout.

Allégeances, liens hiérarchiques


Suzerain de : Personne
Vassal de : Jarl Ragnar Eiriksson

Maître de : Malheureusement personne
Esclave de : Personne non plus. J'ai été esclave à une époque, mais c'est terminé.

Serf dans le domaine de : Néant
Seigneur de : Personne
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Le Loup
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MessageSujet: Re: Eivind Ravnlyt [Homme lige] [Homme]   Dim 26 Nov - 17:27

Hmpf. Fiche validée. Passe avant que je ne change d'avis.

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Eivind Ravnlyt [Homme lige] [Homme]
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