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 Noreen Tollnaidh

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Noreen Tollnaidh

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MessageSujet: Noreen Tollnaidh   Dim 10 Fév - 21:15

Prénom : Noreen, Gwalennig, Cerowyn
Nom : Tollnaidh

Statut : Noble, Dame et intendante de Tollnaidh et de Goddodin, Náhacht.
Origine ethnique: Slianathaírine, et non, ça n’est pas synonyme d’Eiralienne, je proteste !
Age : 21 ans
Sexe : Féminin


Histoire :
Je suis née en l’an 144 sous le signe de La Lune, au 22e jour exactement, juste avant le Prime jour de la Croix. Étrange symbolique que tout cela, enfin, peut-être que cela ne signifie rien, ou peut-être que cela signifie tout. Vous savez, le culte des astres, je l’ai étudié pour faire plaisir à mon père qui reste attaché à ses traditions, mais je ne l’observe plus depuis longtemps. Mais en dehors du fait que c’est la logique même pour la gestion des cultures, je dois dire que cela me laisse froide, évidemment un ciel étoilé est joli à regarder, mais en dehors de ça, il y a bien assez à faire sur terre. Je suis bien plus attachée aux traditions du Crann Dóitheain, mais de cela nous reparlerons plus tard, car d’abord il faut que vous compreniez bien une chose. Mon père, Erlend est un descendant de la maison Seibicke de Bois Péan une importante seigneurie du Kevalis, proche des forêts frontalières et une famille reconnue pour sa loyauté à la couronne et la bravoure de ses guerriers. Son arrière grand père, un cadet, s’est plus qu’honorablement battu contre les Lydanes et a reçu une baronnie en Slianathaír pour le remercier et pour influencer les clans vers une Eiralisation de la région. Il y a épousé la fille du chef du Clan Tollnaidh et grâce à ce mariage et à la juste mesure entre fermeté et diplomatie, il a pu rester baron et développer son fief dans la paix, malgré de fréquentes anicroches.
Mon père, quand à lui, est tombé instantanément sous le charme de la fille unique du chef du clan des Goddodin, Cerowyn. Il l’épousa et après deux ans, je vis le jour par une nuit glaciale agitée par un blizzard furieux. La neige continua de tomber pendant plusieurs jours empêchant toute sortie pour mes parents comme pour moi. Mais une fois la tempête passée, c’est un ciel limpide, d’un bleu éclatant qui succéda au gris et habilla la campagne en manteau blanc des reflets de milliers de diamants. C’est en tout cas ce qu’il m’a dit quand il m’a offert ma parure en pierres de lune, il dit que ça lui rappelle ma naissance qui est le plus beau jour de sa vie. Pour les diamants on repassera, nos contrées ne sont pas aussi riches, mais peu m’importe, les diamants ne font pas la femme qui les porte.

A propos de femme, ma mère justement, je me rappelle, à moins que ce soit ma nourrice, même de cela je ne suis plus sûre, je crois qu’elles m’ont dit les mêmes choses. Ce sont des bribes de souvenirs, des images fugaces, quelques mots, mais une conviction profonde : je ne suis pas arrivée en ce monde par hasard. J’étais si jeune, trop jeune pour comprendre, mais j’ai tout entendu, tout assimilé, si bien que cela me parait une réalité établie et non les aspirations d’une mère pour sa chère fille ainée. J’ignore si ce sont ses mots ou ce que mon esprit a fini par en déduire qui ont ressurgit peu à peu, d’abord en songe puis comme une vérité ancrée dans ma chair, mais voila ce que, des années plus tard, j’arrive à me figurer de ce qu’elle me disait alors : L’union fait la force, les clans et leurs guerres intestines, tous reliés par les anciennes traditions, tous capable de suivre un chef s’il leur parait légitime. Ils ont oublié mais ils se souviendront. Et toi, tu pourras leur montrer la voie car tu es tout cela à la fois, gardienne des traditions et fière Slianathaírine, mais aussi fille d’un seigneur Eiralien et détentrice du savoir qui permet l’unification et la pérennité. Tu auras des milliers de choses à apprendre et à découvrir avant cela, et il te faudra une patience d’ange et une poigne de fer, mais je sais que tu y parviendras car je l’ai vu dans l’écorce. Les hommes sont belliqueux, mais grâce à mes incantations tu es une fille et une fois devenue femme, tu sauras apaiser les rancunes et apporter la paix à notre région. Tu le dois, car à force de dissensions, nous perdons notre essence, déjà ici au nord, certains se tournent vers le culte des astres et les coutumes d'Avranie. Il y a un juste milieu entre les conflits incessants des clans et la paix fondée sur une hiérarchie oligarchique régie par l’argent, tu dois le trouver, et le montrer à ton peuple. Nous faisons désormais partie de ce grand royaume qui nous apporte sécurité et confort, mais nous ne devons pas perdre de vue ce qui fait notre identité profonde, nos racines, les légendes et les puissances de la nature.
Oh comme il est loin ce temps, lointain mais si doux, la chaleur de son sein, ses longs cheveux ondulés aussi rouges que les miens, le souffle de ses paroles. Ses histoires m’endorment, mais mes rêves en sont le reflet. Et encore aujourd’hui ces mots vivent en moi et leur flamme brule aussi ardemment que la vie elle-même et que le sang de mes ancêtres Slianathaìrins. D’autres grossesses vinrent après moi, pendant que l’enfant vigoureuse que j’étais dès mon arrivée en ce monde grandissait, mais aucune n’aboutit à un frère ou une sœur vivante. Le bébé gazouille, l’enfant sourit, la petite fille s’épanouit, mais… Mais la mère meurt, hélas. Avant d’avoir pu m’en apprendre d’avantage, ou peut-être l’a-t-elle fait, mais je ne me souviens pas. Même ses traits désormais se brouillent dans mon esprit, je sais juste qu’elle me ressemblait, père le dit souvent.

Ce dont je me souviens encore comme si c’était hier, c’est que ce jour là, celui où ma mère est partie, ma sœur est arrivée et que je lui ai donné tout l’amour que m’avait transmis Cerowyn pour compenser. Pour elle comme pour moi, c’était une joie de ne pas être seule, nous nous ressemblions tellement ! Je n’ai jamais cherché à devenir sa mère, j’étais juste une grande sœur, une oreille attentive et une épaule fiable, j’ose espérer qu’elle a appris de mes sages paroles, tout comme j’ai appris de son mauvais caractère. Elle est ma plus grande alliée, je l’adore, mais je ne sais que trop bien combien elle peut-être dangereuse pour elle-même comme pour les autres. Désormais, nous sommes différentes, nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais le plus souvent nous sommes complémentaires et le moment venu elle sera à mes côtés. Néanmoins, je ne lui ai pas encore tout dis de mes projets, pas qu’elle soit trop jeune pour comprendre, mais je crains qu’elle n’aime pas la paix autant que moi, et la convaincre n’est pas chose aisée. J’aime à croire, malgré tout, que je lui suis indispensable, je suis en quelque sorte son garde fou, grâce à moi, elle reste une fille de baron et évite la furie. Car voilà, elle est extrême en tout, et dans les situations où la diplomatie et la conciliation sont de mise, elle a tendance à faire valoir son pouvoir d’opposition sans réfléchir aux conséquences de telles réactions. Oh oui, elle a le plus souvent raison, en tout cas, je suis d’accord avec ses principes et ses convictions, je dirais même que c’est moi qui les lui aie inculqués, en partie tout du moins. Mais c’est dans sa manière d’agir que je vois en elle quelqu’un de totalement différent, et en même temps, quoi de plus normal, elle n’a pas mon destin, elle en a un autre, un bien différent, mais encore une fois, complémentaire. Au fond je crois savoir d’où lui vient toute cette colère et toute cette violence qui la ronge de l’intérieur, je crains de le savoir en tout cas, car cela signifie que je ne l’en ai pas assez protégée… Le chagrin de père l’aurait-il perturbée ?

Ainsi, j’avais un destin et si les arbres avaient parlé, alors je ne pouvais pas échouer, la magie devait opérer, mais la magie avait été autant la grandeur que la décadence du clan de ma mère, je devais être prudente. Heureusement, étant l’ainée et mon père n’ayant pas eu de fils jusqu’ici, il m’éduqua très tôt dans l’optique que je puisse un jour régenter son fief en attendant que son fils à venir ou mon époux puisse le gouverner. Ce statut particulier m’évita bien des heures de broderie et de harpe, loisirs typiquement féminins que je trouvais par ailleurs ennuyeux à mourir, mais auquel je me conformais néanmoins, car une dame doit savoir faire ses choses. Il s’avéra que j’étais nettement plus douée pour la musique et particulièrement le chant que pour la couture, et encore d’avantage pour la lecture, l’écriture et la calligraphie. Et si désormais je préfère laisser aux autres le loisir de me divertir et d’enchanter mes oreilles pour danser, les livres restent encore aujourd’hui, de précieux passe temps. Je passais des heures devant les volumes d’histoires et de géographie que je me plaisais à décortiquer à la lueur vacillante de ma chandelle, mais aussi devant les parchemins de l’intendance et de la gestion du domaine, j’adorais le calcul, la stratégie, apprendre, tout simplement. Et évidement, j’aimais tout particulièrement jouer avec le sceau de mon père, mais je me faisais régulièrement rabrouer pour avoir mis de la cire partout et souillé de beaux parchemins vierges. Mais j’ai arrêté ces enfantillages le jour où j’ai, par inadvertance, faillit mettre le feu à la bibliothèque en lâchant ma chandelle sur le tapis après m’être brulée pour avoir voulut faire fondre le dernier morceau de cire qu’il me restait. Fort heureusement, ça n’était pas la première fois que j’étais confrontée au feu et j’ai eut le réflexe de sauter dessus pour l’éteindre avant qu’il ne gagne les précieux parchemins. Depuis, je fais plus attention avec les bougies.
Quoi qu’il en soit, j’ai développé de nombreuses autres passions au cours du temps. La chasse et la fauconnerie par exemple, je me débrouille avec un arc, et je possède l’un des meilleurs faucons du Slianathaír. J’aime aussi galoper dans les collines après mon gibier ou après le vent, peu m’importe finalement, mais je suis bonne cavalière. C’est dans la terre libre qu’on trouve les réponses. Les champs et les pâturages nous permettent de survivre, mais ce que j’aime, c’est la nature sauvage, le vent dans mes cheveux et l’odeur de l’humus, la pluie, la tourbe et les hautes herbes, l’essence même de mon peuple et de ma patrie.

Vous vous demandez certainement pourquoi j’avais déjà été confrontée au feu, et bien c’est simple, mais relativement étrange et m’amène à vous parler d’une partie de ma vie qui a une grande importance. Ma mère avait une mère, ou bien sa mère avait une mère, je n’ai jamais trop bien compris, mais peu importe, cette femme, d’un âge avancé et qui était déjà vieille lorsque j’étais enfant, est toujours en vie. Cette femme que nous appelons Granma, vit à Goddodin et après la mort de Cerowyn, elle a pris le relais dans notre éducation parallèle et ésotérique. Il s’agissait pour elle de nous enseigner les traditions du Slianathaír ainsi que les pratiques propres de son clan à savoir la fabrication de potions, et bien sûr, la magie. Comment ne pas y croire quand on se retrouve dans cette forêt embrumée et mystique ? Néanmoins je m’interroge, contrairement aux potions, les incantations ne sont pas une science exacte, d’ailleurs même les potions peuvent échouer lorsque c’est moi qui les prépare, cela dit, cela expliquerait la longévité de cette mystérieuse aïeule. Je suis bien plus douée pour comprendre le fonctionnement de la réalité que pour la façonner grâce à la magie, mais bon parfois, je dois avouer que je suis abasourdie. Mais ce que je préfère avec Granma, ce sont les histoires qu’elle nous raconte, des tas de légendes, dont certaines sont assez farfelues et même parfois en désaccord avec les documents officiels. Moi, j’aurais tendance à croire ce que je comprends et ce qui est écrit, mais j’aime rêver que tout cela est possible. La formation du monde, l’histoire du Slianathaír, l’édification et la chute de Géara, le Vieil Empire, il faut savoir lire entre les lignes ou plutôt écouter entre les syllabes, mais s’il est bien une chose que je dois intégrer c’est tout cela. Elle est l’essence même de notre région, la détentrice de tous les savoirs et de toutes les légendes, la gardienne de la magie oubliée de Laímgadh et comme elle ne sait ni lire ni écrire, j’ai décidé de me lancer dans la rédaction de ses contes et de ses mémoires.
Ma sœur et moi lui rendons souvent visite, d’autant plus que depuis quelques années, elle refuse d’exercer le pouvoir sur son fief et nous laisse gérer des affaires politiques et commerciales. Mais, lorsque Deirdre a été assez grande pour faire la route, somme toute assez dangereuse, qui mène au cœur de la forêt à Goddodin, Granma nous a appelé pour rester à ses côtés quelques temps. Pour ma part, je devais souvent rentrer dans le Drunaidh pour seconder mon père, mais ma cadette y est restée plusieurs années presque sans voir le nord, et cela explique bien des choses, car lorsqu’elle est revenue, elle était différente.

L’année du couronnement de Petrus, notre père se remaria. J’avais déjà douze ans et n’étais pas décidée à écouter une femme qui n’était pas ma mère, aussi la rejetais-je totalement dès son installation. Cependant, au fur et à mesure, j’appris à apprécier cette sœur de chef de clan du Nord très traditionnaliste pour la région. Je restais froide et faisait mine de ne pas lui accorder le moindre crédit, mais je m’étais rendue compte qu’elle avait des choses à m’apporter. Elle avait du caractère, de la poigne même, mais assez d’intelligence pour ne pas trop chercher à avoir l’ascendant sur nous, et elle m’enseigna bien des choses, surtout pendant que Deidre était à Goddodin. Les rumeurs avaient commencées à poindre, nous rendant responsable de l’absence d’héritier dans la maison Tollnaidh, mais nous n’y étions pour rien ! Néanmoins l’appel de Granma pour éloigner ma cadette fut ressenti comme un soulagement par père et très certainement par Gersande, surtout avec la réflexion de Dee après sa dernière fausse couche. La rudesse de l’existence chez nous était une explication bien plus plausible même si effectivement, ma sœur et moi savions préparer des décoctions abortives. Enfin, après maintes gestations infructueuses, elle finit par mettre au monde un héritier mâle, que mon père, qui peut parfois se montrer plutôt idiot, a nommé Emun. Comme si cela pouvait être le nom d’un chef de clan. Enfin, Emun est devenu un gentil garçon, et c’est mon petit frère, alors je fais comme pour Deidre, je le protège, je lui apprends des choses. Mais contrairement à elle, il est facile de le plier à ma volonté et je pense qu’il pourrait m’être fort utile le moment venu alors je fais en sorte qu’il apprenne à m’écouter et à m’aimer.

En 162, certains clans de la baronnie profitèrent des conflits qui occupaient le pouvoir central et de l’absence du seigneur Erlend pour se soulever et commettre des exactions dans les clans voisins et jusque sur les terres propres de la baronnie. Père était allé soutenir la nouvelle reine et mettre à bas les traitres, non pas par réelle conviction sur sa légitimité, mais par fidélité au Roi Petrus. Gersande tenta pendant quelques temps de mettre un terme à ces pillages par la voie diplomatique en promettant aux uns des rétributions pour les dégâts causés et aux autres la grâce s’ils cessaient leurs agissements et se soumettaient. Mais malgré la cathialach proposée pour mettre fin au conflit, les clans rebelles ont continué de bafouer les lois. Après une semaine de pourparlers, rien n’avait abouti et elle envoya un message à mon père pour qu’il revienne, mais alors qu’elle allait elle-même demander une nouvelle fois aux chefs de clans de faire la paix, elle fut retenue contre son gré dans le fortin où ils étaient réunis. Si je m’étais attendue à 18 ans à être confrontée à mon destin de manière si brutale, peut-être ne l’aurais-je pas laissée partir seule, mais il me manquait encore à l’époque une certaine conception de l’autorité. Il fallait la libérer et mettre fin à cette rébellion sans queue ni tête une bonne fois pour toute avant que les greniers ne puissent plus subvenir aux besoins des habitants. Mais en l’absence de père et des deux tiers de nos forces, je devais agir avec prudence, cela ne faisait qu’un an que je m’entrainais à manier l’épée et si j’avais dû plonger dans la mêlée, je me serais trouvée bête, et probablement morte. Mais de toute façon, ici comme ailleurs, une femme qui se bat n’est plus une femme, et je ne pouvais pas me permettre de perdre mon statut et encore moins de ne pas être écoutée pour avoir voulu mener seule les troupes au nom de mon père. Heureusement, j’étais entourée d’une partie des soldats que mon père avait laissés, dont trois de nos capitaines, des guerriers expérimentés et reconnus, des hommes fidèles et loyaux sur lesquels je pouvais m’appuyer.

Il fallait établir une stratégie, réunir un conseil de guerre et lever une armée digne de ce nom. Mais ce conseil ne devait pas aller à l’encontre de nos objectifs : libérer Gersande, si possible, mais surtout rappeler à tous que notre famille était la garante de la paix et des lois, et que celui qui osait l’attaquer méritait la mort. A huis clos, j’eus une discussion avec ma sœur, il nous fallait un moyen d’entrer et la meilleure idée pour cela vint d’elle. Je voulais rassembler les clans attaqués, faire peur aux rebelles et rallier les populations et certains hommes à nous pour qu’ils nous ouvrent les portes, mais cela aurait impliqué de faire preuve de clémence envers eux, et cela m’ennuyait. Elle proposa alors de jouer les pauvres belles filles éplorées et d’aller réclamer le retour de Gersande puis de tuer ceux qui viendraient négocier, de leur prendre leurs vêtements et d’entrer dans le fortin. J’arriverais alors avec le reste des hommes devant des portes ouvertes. C’était un excellent plan, mais la vision de ma sœur comportait quelques lacunes que je m’empressai de combler. Un dais serait élevé pour protéger la peau fragile de la jeune femme, les meurtres et les changements se feraient dessous, à l’abri des regards, et nul n’irait croire qu’une si douce enfant pouvait planifier une telle vengeance. Quand à moi je devais fédérer les autres clans pour arriver en force devant les portes et les convaincre que notre action était la bonne, pas une mince affaire, mais après ce qu’ils avaient subi durant la rébellion, ils ne manqueraient pas de vouloir se venger. Quand nous eûmes terminé, nous fîmes part aux capitaines de la stratégie, et devant tant de détermination et d’intelligence, ils ne pouvaient évidement qu’approuver. Mais ça devrait être eux, des hommes, des guerriers, qui présenteraient cela aux chefs de clans, sans quoi jamais ils ne nous écouteraient, car en tant que femmes nous n’étions pas légitimes pour établir un plan d’attaque. Ainsi, pendant que ma sœur et les hommes qui devaient l’accompagner se préparaient et remplissaient le coffre de tout l’or que nous pouvions pour la rançon, je fis route vers les fiefs outragés disant à qui voulait l’entendre que nous cherchions de l’or et de quoi payer ceux qui avaient emprisonnés Gersande. Mais il ne s’agissait que de tromper les espions potentiels…

De l’or, nous en amassâmes assez peu au final, mais cela devait suffire à faire oublier toute prudence aux rebelles car ils n’en avaient certainement jamais vu autant. Quand aux moutons ajoutés à la transaction, ils serviraient à dissimuler les soldats, déguisés en bergers, ils pourraient approcher la tente sans éveiller les soupçons lorsque le moment serait venu. Mais de mon coté, grâce aux discours fédérateur sur la vengeance et le non respect des coutumes du Crann Dóitheain que j’avais soufflé au capitaine de la garde, les clans qui avaient été attaqué vinrent, finalement sans trop de mal, grossir nos rangs. Moi sans arme ni armure, je me contentais de représenter ma maison comme il se doit, en silence, sauf quand on me demandait, certainement par politesse, mon aval que je donnais avec innocence sur la stratégie finalement approuvée par les chefs de clan. Ainsi, nous avions une armée de près de 400 soldats et miliciens, tous bien décidés à en découdre et à tuer tous ceux qui étaient confortablement blottis dans le fortin, surtout après le discours du capitaine :
« Il est grand temps de faire payer ses mécréants ! Que leur sang lave celui des nôtres, que leurs femmes payent le prix des viols et leurs enfants celui des massacres perpétrés dans nos villages. D’ici peu, grâce à votre courage et à la force de votre bras, ce petit fort de bois ne sera plus qu’un tas de cendres et de cadavres. Car nul ne peut bafouer les lois du Crann Dóitheain sans en payer le prix fort, et les faux Slianathaírins, ceux qui ne respectent plus nos coutumes, ne méritent pas de vivre sur nos terres ! Car nous clans du Drunaidh, sommes les garants des traditions ! » Et hop, encore une victoire de canard ! Heu… pourquoi dis-je cela moi ? Non, encore des paroles qui sorties de ma bouche n’auraient pas eut l’effet escompté, mais qui murmurées à mes officiers firent leur office dans l’esprit de tous. Car il s’agissait bel et bien dans le même temps de lier définitivement ma maison aux traditions, pour ceux qui avaient encore des doutes, la rébellion ne serait alors plus possible, soit par loyauté, soit par peur.

Quoi qu’il en soit, je devais d’abord m’assurer que le plan de Deirdre avait fonctionné et que nos hommes étaient en place, aussi m’avançai-je seulement accompagnée de quelques archers montés jusque sous le dais. Là je trouvai ma sœur entourée de cadavres encore sanguinolents et plutôt à l’aise dans cette ambiance morbide, le coffre, les faux soldats ennemis, les moutons et les faux bergers étaient donc en place. Comme prévu, nous primes nos étendards et de part et d’autre de la tente, nous les agitâmes, d’un coté pour que les portes s’ouvrent et de l’autre pour que la cavalerie se mettent en branle. C’est alors que mes archers montés entrèrent en jeu, galopant jusqu’aux remparts pour abattre les sentinelles et couvrir au mieux nos hommes. Certains étaient chargés de sortir avec le précieux coffre, d’autres de semer la pagaille grâce aux moutons affolés le temps que les cavaliers passent les portes et que le reste des archers se mettent en place. Et après la cavalerie lourde, les hommes d’arme et les archers pour finir le travail, et les paysans pour achever les moribonds et faire preuve de cruauté envers les femmes et les enfants après qu’on leur ait volé les leurs. Les archers montés étaient chargés d’empêcher quiconque de s’enfuir. Ce fut un véritable massacre, et on déplora assez peu de pertes de notre côté, même la plupart des moutons en sortirent indemnes, tout juste assez intelligents pour fuir la bataille pendant que nous la regardions de loin, le sourire aux lèvres.

La douce musique de la victoire, les cris apeurés de nos ennemis et de leurs femmes, l’acier contre l’acier, l’acier contre le cuir, la chair, les os, le bois. Puis le feu, l’odeur âcre de la chair humaine qui brûle, la fumée, les cendres. Pas même le temps pour les corbeaux de venir béqueter quelques yeux, sauf ceux des chefs de clans dont les têtes furent mises sur des piques sur ordre de Deidre. J'appréciai énormément que ma sœur ait eut l’idée de les faire égayer les remparts du château jusqu’à décomposition complète et l’en félicitai. Tout c’était passé exactement comme nous l’avions prévu, excepté les moutons éparpillés dans les collines environnantes, enfin, nos serfs s’occuperaient de les récupérer. Par contre, hélas, Gersande avait été trouvée sans vie, et nous fûmes appelées dans la salle de garde pour constater le drame. Probablement violée à plusieurs reprises elle avait préféré se donner la mort plutôt que de subir l’infamie, parfaite épouse martyre sacrifiée sur l’autel de ma réussite absolue. Cette idiote avait essayé d’utiliser la manière douce, preuve que parfois la diplomatie ne sert à rien, mais c’est en regardant son corps inerte que je pris la pleine mesure de notre action, nous avions eut mille fois raison. Qui sait ce dont ils auraient été capables s’ils étaient capables de faire une telle chose à l’épouse de leur baron, la donner en pâture à leurs soldats ? Une ombre au tableau ? Oh, je l’aimais bien, mais elle était désormais plus utile morte que vivante, elle me passait les rênes et cela me convenait parfaitement, après tout, n’était-ce pas exactement ce pourquoi j’avais été éduquée ? Nous partageâmes le butin équitablement entre les clans et nous nous remboursâmes de nos moutons sacrifiés pour la cause tout en remerciant ces hommes valeureux qui avaient combattus avec loyauté aux cotés de notre maison.

Quelques jours plus tard, alors que père arrivait enfin sur nos terres, il dut enterrer sa bien aimée, mais son chagrin fut en grande partie apaisé après que les capitaines lui aient raconté la manière admirable dont j’avais mené l’offensive. Il avait de fait, quelqu’un pour s’occuper du domaine en son absence, quelqu’un en qui il avait toute confiance et qui s’était montré digne de son nom et aussi sage que talentueuse. Et voila comment, depuis ce jour, je m’occupe de la régence de la baronnie pendant ces voyages, trop nombreux hélas en ces temps troublés. Depuis, je continue à m’entrainer même s’il est seulement question pour moi de me défendre et de ne pas toujours dépendre de mes gardes, tout comme dès l’avènement de ce décret qui, je dois dire, me plait assez même s’il a été décidé par une étrangère. Cela dit, pour avoir étudié quelques textes sur le peuple Lydanne, j’ai cru comprendre qu’ils fonctionnaient un peu comme nous, qu’ils avaient des clans et que nulle paix n’était simple à obtenir pour eux non plus. Et puis, j’ai du respect pour celle qui a su se faire aimer de son époux à tel point qu’il accepte de mettre sa fille sur le trône et de donner aux femmes les moyens de se défendre. Je ne sais pas encore si j’aime la Reine, elle n’a rien fait qui soit bien important et je n’ai de respect pour ceux qui se montrent forts, mais je crois que j’aimerais assez rencontrer sa mère, j’aurais certainement beaucoup à apprendre d’elle.

Deirdre devient une femme, Emun grandit, père est remarié depuis un peu plus d’un an, et sa garce de femme, Evaine est enceinte. Oh douce et gentille petite idiote qu’Eveine, une fille de baron du Nord, jolie aussi, niaise au possible, elle n’a pas été difficile à convaincre de se cantonner à la broderie plutôt que d’essayer de prendre part aux affaires de la baronnie. De toute façon elle n’y entend goutte, et elle est finalement très heureuse de ne pas avoir à gérer ça je crois. Elle est presque aussi facile à manipuler que mon petit frère, mais si elle se met à donner des tas d’enfants à mon père, il va falloir que je trouve une solution. Enfin, celui là comme de nombreux autres mourra peut-être en bas âge, espérons même à la naissance, et espérons qu’il emportera sa mère avec lui, ou peut-être simplement son utérus. Ce serait parfait ça, qu’elle ne puisse plus donner d’enfants à mon père mais qu’elle le rende heureux au lit, parfait… L'absinthe, l'armoise et la rue que m’a données Dee, me mâchant ainsi le travail, me laissent face à un dilemme. Je ne sais pas quel est le bon choix ? Aurais-je le courage de donner cette boisson à la jeune femme, et surtout, pourquoi le ferais-je ? Suis-je prête à tuer pour ce fief qui ne me sert à rien dans mes desseins, enfin, en tout cas tant qu’Emun me reste loyal ? Les si, les si, je ne les aime pas dans les batailles alors pourquoi les tolérer pour la plus grande qui soit ?

Et pendant que je m'échine à garder ma maison en ordre, père me cherche un mari, mais je crains qu'il ne cherche pas du bon côté alors même que le choix de mon futur époux doit être fait avec grand soin étant donné la jeunesse de l’héritier. Il va donc falloir que je m'occupe de cela aussi très certainement...

Description physique :
La première chose qui se remarque quand on me voit, se sont mes très longs et épais cheveux ondulés d’un éclatant rouge-orangé, ils sont généralement lâchés, attachés en une simple tresse. Mais je les fais parfois coiffés en des chignons plus complexes même si ce que je préfère c’est quand ils sont réunis sur mon dos par une tresse enroulée autour de ma tête, ce qui met en valeur la beauté de mes traits et la finesse de ma nuque. Et si je possède le charme sulfureux des rousses, j’en possède aussi la carnation, de ma peau diaphane bardée de tâches de rousseur à mes joues qui rosissent aux vents de l’hiver. Mes yeux sont bleus-gris, ma bouche bien dessinée, et mes mains aussi douces qu’un homme puisse rêver. Relativement grande mais plutôt mince, d’aucun disent que je manque de formes, et effectivement, on ne peut pas dire que ma poitrine soit aussi généreuse que j’aurais voulu. Cependant, je peux me targuer de garder la taille fine et d’avoir les hanches assez larges pour porter de nombreux héritiers, en plus, ma chute de rein est légendaire bien que personne n’ait encore eut le droit d’y goûter. Je porte des robes simples le plus souvent, les vêtements traditionnels des femmes de la région, un tartan long drapé sur mon épaule et accompagné d’une chemise bien que je possède aussi de belles robes de soie. Et pour mes bijoux, de bonne facture, mais pas aussi précieux que ceux des Dames de la cour royale très certainement, je ne les porte que pour les grandes occasions.
Mais finalement, ça n’est pas le plus important, non, le plus important c’est ma démarche altière et féline, mon regard profond qui peut se faire doux ou glacial selon les occasions, tout comme ma voix, et enfin, mon port de tête qui reflète mes aspirations, mon rang et mon destin. Peu importe ma beauté, et encore plus mes robes et pierreries, nul, en me voyant ne peut ignorer que je ne suis pas de celles qu’on peut asservir. On sait dès le premier regard que c’est bel et bien le sang bouillonnant des clans qui coule dans mes veines et pas celui d’une de ces idiotes de l’est.

Description psychologique :
Je suis quelqu’un d’assez froid de prime abord, même si je peux me montrer extrêmement agréable en tant que maitresse de maison, surtout si vous pouvez m’être utile. Hautaine et orgueilleuse, je n’en sais pas moins mettre de côté mes penchants pour la grandeur quand la situation l’impose. Je sais m’adapter aux circonstances jusqu’à changer de personnalité et ce dans un seul but : atteindre mes objectifs. Je suis rarement heureuse et encore plus rarement triste, à vrai dire, les sentiments tels que le chagrin ou le deuil ne m’atteignent pas plus qu’ils ne pourraient toucher la lame affutée d’une épée. Ressentir est, le plus souvent, une perte de temps et surtout une perte de contrôle, chose que j’exècre, d’autant plus que je ne ressens un réel attachement que pour ma sœur. Je n’ai d’ailleurs jamais versé une larme aux enterrements auxquels j’ai assisté, sauf peut-être celui de ma propre mère, mais je ne s’en souviens pas. Par contre, j’ai appris à plutôt bien feindre les émotions, je vais chercher dans les tréfonds de mon âme les sentiments oubliés depuis longtemps. Mais le seul qui reste toujours bien présent en moi est une sorte de grondement sourd entre fierté et colère : la foi inébranlable en mon destin. C’est d’ailleurs cet objectif donné par ma mère qui régit tous les aspects de mon existence, mes actes et même la plupart de mes pensées, car rien n’est plus important que cela, l’avenir de mon peuple, et rien ni personne ne m’en détournera.

Je sais tirer le meilleur de tous ceux que je rencontre, le moindre enseignement, j’en suis même avide car je sais que malgré les livres et les leçons, j’ai encore bien des choses à apprendre. Cela réside dans le fait que je suis tout à fait capable d’avoir de l’estime pour quelqu’un et de vouloir lui nuire en même temps, mais n’ayez crainte, la plupart du temps je suis simplement polie. Je peux néanmoins mettre tout de côté si je pense que vous pouvez être un danger pour moi ou pour ma patrie, alors ne vous mettez pas en travers de mon chemin si vous voulez vivre. Et n’allez pas croire que je vous écoute parce que je vous apprécie ou vous suis loyale, je n’ai de loyauté et d’amour que pour moi-même, ma sœur et mon peuple, je vous souris et acquiesce avant de vous planter une dague dans le dos. Au figuré tout du moins, vu que je préfère cette manière d’agir plus en douceur si j’ai le choix, et tant que vous n’éveillez pas mon sens affuté de la vengeance et ma vision assez personnelle du respect de l’honneur. Œil pour œil, dent pour dent, enfin, plutôt œil pour bras et dent pour tête, car avec moi, le moindre manquement à ce que je considère comme important se paye au centuple.

Je pense malgré tout qu’à part de très rares personnes, les gens sont foncièrement idiots, en tout cas moins intelligents que moi, mais comment leur en vouloir, ils n’ont pas reçu l’éducation dont j’ai bénéficié. Et si j’ai tendance à sous estimer leur intelligence, je ne sous estime pas leur capacité à me mettre des bâtons dans les roues, car si j’ai des desseins secrets, j’imagine que toute autre personne peut en avoir aussi. Je préfère la manipulation et l’appât du gain au meurtre, la carotte et le bâton, je trouve cela généralement moins dangereux à long terme, même si parfois, tuer reste indispensable. Cela dit, je n’aime pas les ‘si’, ni durant les batailles, ni pour mes projets plus confidentiels, j’aime tout contrôler et me lance rarement dans une aventure si je ne suis pas certaine d’en tirer ce que je veux. Prudente voire paranoïaque, je déteste les jeux de hasard autant que je déteste perdre, par contre, les échecs sont mon petit péché mignon, même si désormais peu de personnes au château peuvent encore me battre. Je méprise les gens faibles, ceux qui se laissent asservir par d’autres ou par leur sentiments, pas les serfs et les paysans, eux sont utiles, mais ceux qui ont eu la chance de naitre libre et refusent cette liberté par manque d’intelligence ou de courage, par exemple les châtelains Eiraliens. Je ne crois réellement qu’en deux choses, la fierté et les liens du sang. Cela signifie que je ne fais confiance à personne à part aux membres de ma famille, mais aussi que la fierté peut mener les gens, dans le bon sens ou dans le mauvais selon qui est à leur tête.

Je suis très attachée aux traditions du Slianathaír et pour moi, la seule chose qui compte est de remettre le royaume de Crann Dóitheain en place et de faire vivre ses traditions pour les siècles à venir. Mais je sais que je vais devoir faire des concessions pour que cela fonctionne, que ce soit par rapport à ma vie personnelle ou par rapport à mes convictions, et mes désirs d’indépendance absolue du royaume.



Allégeances, liens hiérarchiques


Suzerain de : N’hésitez pas à me joindre par MP, notre vaste baronnie recèle de nombreux fiefs qui feront le bonheur de votre clan, sauf évidemment s’il vous venait à l’esprit de nous trahir.
Vassal de : La Reine Iseult, parait-il… Le Comte d’Olthiaír, bien sûr et aussi pour la partie Goddodin le Comte d'Adhaírc

Maître de : Personne pour le moment, mais il est évident que j’ai à mon service quelques servantes.
Esclave de : Personne ! Jamais ! Ni de mon père ni de mon époux.

Serf dans le domaine de : Allons bon, vous imaginez bien que je ne tonds pas les moutons moi-même, ne soyez pas idiot
Seigneur de : Je ne suis pas seigneur, mais j’ai néanmoins des hommes liges chargés de ma protection.

*** Réservé aux seigneurs ***


Région de la seigneurie : Slianathaír

Nom de la seigneurie : Drunaidh et Goddodin

Description de la seigneurie :
Drunaidh :

Depuis des siècles, le Baron Tollnaidh est le seigneur du Drunaidh, mais la famille de mon père ne porte ce nom que depuis quelques générations et il s’en est fallut de peu qui ne perde son autorité sur les clans qui dépendent de son fief. Néanmoins, mon arrière-arrière-grand-père, mariée à une Tollnaidh, a décidé de prendre son nom et de le transmettre aux générations futures, faisant peu à peu oublier ses origines Eiraliennes. Cela n’empêche, encore aujourd’hui, ni les critiques du pouvoir central, ni les conflits entre clans, car la brutalité des habitants et l’atmosphère de mystère qui règne dans les brumes n’a pas disparut. D’autant que la famille est toujours reconnue pour sa loyauté envers la couronne, sa cavalerie lourde et désormais ses archers montés ou à pied, ce qui apporte beaucoup de sérénité, mais aussi quelques batailles de virilité. Mes gens sont de bons vivants et de courageux guerriers, et cela, même la part de sang Eiralien qui coule dans mes veines l’apprécie, quoi que je me considère personnellement comme entièrement Slianathaírine. J’en respecte à la lettre les coutumes n’étant pas très portée sur les principes de l’Eiralie, aussi suis-je bien accepté en tant que régente en dépit du fait que je suis une femme. Néanmoins, je sais parfaitement que seul un homme pourra crier assez fort pour exercer un minimum de contrôle sur les soldats en vue de combattre l’ingérence exercée par Falyse sur ses terres sauvages et sur son peuple avide de liberté. Heureusement, à la mort de mon père, j’ai toutes les chances de pouvoir hériter à la place de mon cadet et les chefs de clans se battront pour obtenir ma main.

Car le Drunaidh est une des baronnies les plus importantes du Slianathaír, et il attire certainement de nombreuses convoitises, tant pour ses terres propres recouvrant 138 velds que pour sa relative richesse et les 12 fiefs qui en doublent presque la surface. C’est une région située dans la partie nord-ouest de la région, à l’origine il s’étendait jusqu’à L’Arveng, s’arrêtait à la mer. La baronnie actuelle s’étend sur la partie est des collines et des contreforts de la Montagne Serpent et dans la plaine fertile presque jusqu’à la forêt de Laímgadh. Et de la fourche des affluents de l’Arveng au nord jusqu’à à la frontière de la partie Sud, c’est une région fertile où le bétail et le gibier ne manque de rien et où on peut même voir une bonne part de champs cultivés. Sans vouloir me vanter, c’est probablement la plus belle région du Slianathaír, à la fois vallonnée et agricole, boisée aussi, c’est en tout cas l’une des plus fertiles en dehors de la grande plaine qui s’étend au nord-est. Nos moutons sont réputés pour produire une excellente laine et nos fromages sont appréciés jusqu’au sud de Tollcaraig, alors si nous ne possédons pas de mines, nous pouvons au moins nous targuer d’être en quelque sorte le grenier du pays.

Le peuple est ici comme la terre, rude mais vivant, assez remuant même, mais nul autre choix que de travailler car si le paysan ne cultive pas la terre qui lui est attribuée, il n’aura rien à manger, et voler des chefs de clans s’avère plutôt dangereux. Enfin, je ne prétends pas qu’il n’existe aucun vagabond qui détrousse les étrangers sur les routes, mais je puis vous assurer qu’il y fait bon vivre et qu’il ne pleut la plupart du temps que sur les étrangers. On y aime les banquets et les réjouissances arrosées de l’hydromel et des autres alcools que nous fabriquons, on y aime la chasse et les combats, la chaleur d’un bon brasier et la douceur des mains d’une femme. Ici on ne s’encombre pas de vêtements de soie décorés de gemmes ni de bijoux en or, ici on porte le tartan les cuarans, le sporran est notre seule décoration et on y est toujours plus libre qu’engoncé dans les convenances.

Tollnaidh :
C’est à la fois le nom de notre château, de notre cité et de notre maison, située légèrement au sud ouest du Drunaidh. Oh plus qu’une cité, il s’agit d’un village aux rues boueuses et aux maisons de bois comme tant d’autres bien qu’un peu plus important. Notre forteresse quand à elle, est faite de solides pierres grises et surplombe la ville et la plaine du haut de sa colline qui domine les alentours. On y entre en passant sous une herse entre les épais remparts extérieurs ornés de quatre imposantes tours. La cour contient une écurie, la salle de garde, la forge et le puits, mais aussi quelques bêtes entrées par mégarde et beaucoup d’animation les jours de marché. Au fond, avançant noblement du rempart ouest, on monte une volée de marches et on ouvre une imposante porte de bois pour entrer dans notre demeure par la majestueuse Grande Salle. C’est au demeurant, la seule pièce notoire, les chambres étant tout ce qu’il y a de plus simple, mais néanmoins nombreuses, douillettes et bien chauffées grâces à d’imposantes cheminées surmontées de sobres ornements sculptés dans le roc. Au sous sol de la bâtisse, des caves et des geôles humides, dans le grenier, les cellules des domestiques et des réserves, dans les tours, des greniers et les dortoirs des gardes. Au dessus des écuries, des provisions et la mansarde des palefreniers, au dessus de la forge les appartements du forgeron, au dessus de la salle de garde, les réserves d’armes.
Les terres propres à la baronnie s'étendent sur une partie des collines à l'ouest et au sud jusqu'à la frontière nord-sud, au nord, elles bordent les rivières et comprennent environs la moitié des plaines du Drunaidh à l'est.

  • Drunaidh
    264 velds (baronnie et 12 vassaux)
    27 785 habitants
    Soldats : 375
    Miliciens : 975


Spoiler:
 
  • Tollnaidh
    138 velds
    14 520 habitants
    Soldats : 195
    Miliciens : 510


Spoiler:
 



Goddodin :
Le domaine du Clan des Goddodin est venu s’ajouter aux possessions de père à la mort de notre mère dernière héritière de la lignée, c’est le clan des Guérisseuses du Crann Dóitheain désormais appelées par beaucoup les Náhacht de Laímgadh. Les Náhacht, c’est effectivement leur nom en ancien Slianathairin, sont des femmes dont les dons et les connaissances sont transmis de mère en fille. Très proches de la forêt et de la nature, elles sont révérées autant que craintes depuis toujours, même si de plus en plus, ce nom à une connotation négative pour ceux qui ont oubliés ce qu’elles étaient. Leurs connaissances sur les plantes en font, il est vrai, des personnes dangereuses et il est dis qu'elles peuvent sauver une vie ou la prendre selon leur bon plaisir. Quand à leurs penchants mystiques, on raconte qu’ils sont dus à un abus de champignons vénéneux, mais ce qui est certain c’est qu’elles connaissent mieux que quiconque la Laímgadh et ses secrets, ainsi que tout ce que la nature peut donner à qui sait la comprendre.

Pour le moment, il est dirigé par ma sœur et moi-même et devrait donc me revenir, mais j’ai bien d ‘autre desseins en tête et je le laisserais volontiers à ma sœur si j’arrive à mes fins. Notre grand-mère maternelle y vit encore, préférant rester dans le laboratoire du manoir plutôt que de se mêler de politique. C’est un fief de faible importance en terme de richesse, il possède néanmoins et avec les quelques clans affiliés près de 140 velds correspondant à quasiment tout le sud de la forêt avec la baronnie elle même comprise entre les deux affluents de la Soleanne. Les revenus sont faibles étant donné que le territoire est presque entièrement couvert d’arbres, en dehors de petit village composé de cabanes de bois et de quelques autres bâtisses aussi sinistres que vermoulues qui s’étalent au delà des clairières. On y vit de la chasse et de la cueillette principalement mais on y exploite aussi le bois et on va vendre sur le marché de Tollcaraigh des objets, potions et autres cailloux tous plus étranges les uns que les autres. Mais malgré son peu de puissance effective, le clan des Goddodin a toujours été très respecté et personne n’a jamais osé l’attaquer, d’ailleurs, peu de gens se risquent sur les routes qui y mènent. On dit que les voyageurs qui pénètrent dans cette foret n’en ressortent plus et qu’on entend leurs âmes hurler nuits après nuit, ceux qui s’en approchent ont cru apercevoir des ombres passer dans la brumes, mais personne n’a vécu assez longtemps pour pouvoir découvrir ce qui hantait cette forêt. La population y est aussi secrète et solitaire que leurs agissements mystérieux des fumerolles qui s’échappent des cheminées aux réunions nocturnes dans d’autres clairières de ces bois. Et lorsque les vieilles femmes aux mains couvertes de tatouages vendent leurs flacons sur le marché de Tollcaraig, elles ne s’attardent pas en ville, car si on vient les voir, c’est dans un but précis, et on s’en va d’un pas rapide dès qu’on a payé son dû.

  • Sphère d'influence de la baronnie
    139 velds (baronnie et 5 vassaux)
    14 142 habitants
    Soldats : 188
    Miliciens : 492


Spoiler:
 
  • Goddodin
    85 velds
    9000 habitants
    Soldats : 120
    Miliciens : 315


Spoiler:
 

Carte:
 

Blasons :
Tollnaidh: De gueule à l’aigle d'or, au chef cousu de sable chargé d’un épi de blé d’or accosté de chaque coté de deux lances croisées du même. L’aigle d’or sur champ de gueules est le blason des Tollnaidh, les lances croisées sont celle de la maison Seibicke et l’épi de blé symbolise l’acquisition légitime.
Goddodin : D'argent à l'arbre arraché de sinople (foncé) au tronc gravé d’un motif dans un vert un plus foncé. Celui là n’a pas changé depuis le vieil empire et l’ont peut y reconnaitre le type de dessins représentés sur les arbres de Laímgadh.

Devise(s) :
Tollnaidh: Je sais plus ce que j'avais mis... Je réfléchis et j'attends votre aval pour en faire une. Cela dit peut-être que je vais pas la mettre là mais dans la description de Tollnaidh, comme vous préférez !


Dernière édition par Noreen Tollnaidh le Mer 13 Fév - 2:45, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Lun 11 Fév - 20:25

Et hop, les remarques, en style télégraphique vite fait bien fait et efficace (qui a ricané ?). Très bonne fiche dans l'ensemble, ah oui, on aime ça. Quelques modifications souhaitables cependant par)dessus celles que tu as déjà faites !

Citation :

Statut : Seigneur, Noble, Dame et régente de Tollnaidh et de Goddodin, Protectrice du Drunaidh, Gardienne du Crann Dóitheain.

Seigneur, OK. Noble, OK.
Dame et régente... la régence, ça suppose l'incapacité ou l'absence du dirigeant en titre. Ce n'est pas le cas, il y a son père. Remplacer "Régente" par "Intendante", éventuellement.
Protectrice... autoproclamée ?
Gardienne... euh... même remarque. Sans parler de la signification de ces deux "titres" ?
Tant qu'à rajouter des titres en revanche, Náhacht, tu peux y aller.

Citation :
...les Lydanes et a reçu une baronnie en Slianathaír pour le remercier et pour essayer de mettre un peu d’ordre dans les clans...

Un baron ne remettra d'ordre nul part. On peut le placer là en espérant que son influence permettra de calmer les ardeurs belliqueuses de ses pairs, mais il est sur le même pied d'égalité qu'eux. Vouloir "remettre de l'ordre" serait le meilleur moyen de nous les crisper, nos chefs de clan^^ A modifier, donc.

Citation :
La douce musique de la victoire, les cris apeurés de nos ennemis et de leurs femmes, l’acier contre l’acier, l’acier contre le cuir, la chair, les os, le bois. Puis le feu, l’odeur âcre de la chair humaine qui brûle, la fumée, les cendres. Pas même le temps pour les corbeaux de venir bequeter quelques yeux, sauf ceux des chefs de clans dont les têtes furent mises sur des piques sur ordre de Deidre. Noreen apprécia énormément que sa sœur ait eut l’idée de les faire égayer les remparts du château jusqu’à décomposition complète et l’en félicita. Nous sauvâmes in extremis les têtes des chefs de clans abattus pour les mettre sur des piques à l’entrée du château et ainsi donner l’occasion aux corbeaux de voiler le ciel de leurs ailes noires. Tout c’était passé exactement comme nous l’avions prévu, excepté les moutons éparpillés dans les collines environnantes, enfin, nos serfs s’occuperaient de les récupérer. Par contre, hélas, Gersande avait été trouvée sans vie, et nous fûmes appelées dans la salle de garde pour constater le drame. Probablement violée à plusieurs reprises elle avait préféré se donner la mort plutôt que de subir l’infamie, parfaite épouse martyre sacrifiée sur l’autel de ma réussite absolue. Cette idiote avait essayé d’utiliser la manière douce, preuve que parfois la diplomatie ne sert à rien, mais c’est en regardant son corps inerte que je pris la pleine mesure de notre action, nous avions eut mille fois raison. Qui sait ce dont ils auraient été capables s’ils étaient capables de faire une telle chose à l’épouse de leur baron, la donner en pâture à leurs soldats ? Une ombre au tableau ? Oh, je l’aimais bien, mais elle était désormais plus utile morte que vivante, elle me passait les rênes et cela me convenait parfaitement, après tout, n’était-ce pas exactement ce pourquoi j’avais été éduquée ? Nous partageâmes le butin équitablement entre les clans et nous nous remboursâmes de nos moutons sacrifiés pour la cause tout en remerciant ces hommes valeureux qui avaient combattus avec loyauté aux cotés de notre maison.

Tout le reste est à la première personne, donc ce serait bien que ça aussi ! En quelques autres occasions tu dérapes vers la troisième personne... un petit passage de vérification s'impose.

En parlant de mots...
UN Slianathairin, UNE Slianathairine, DES Slianathairins
Fixé rien que pour toi ! Very Happy Dans la description contexte c'est un peu plus tordu, on éditera.

Citation :
nul, en me voyant ne peut ignorer que je ne suis pas de celle qu’on peut asservir.

Note de Ragnar : "En voilà une qui sait parler aux hommes. Challenge accepted Cool "

Pour les Sorcières de Laimgadh... à modifier. On en a parlé sur la CB, tu sais de quoi il est question, donc Wink

Citation :
Cela n’empêche, encore aujourd’hui, ni les rébellions contre le pouvoir central, ni les conflits entre clans,

Je n'aime pas trop le terme de "rébellions". On ne parle pas d'une révolte, plus de gens qui parlent un peu fort à leur suzerain et ruent dans les brancards... Essayer de trouver un terme plus modéré.

Citation :
Néanmoins, je sais parfaitement que seul un homme pourra exercer un minimum de contrôle sur ses terres sauvages et sur son peuple avide de liberté.

Pas forcément. Il est clair qu'un homme est plus habituel, mais certains clans pourraient être dirigés par des femmes. 5 %, peut-être. C'est juste que, en ne considérant que l'héritage, on privilégiera l'homme. Après intervient une notion de mérite plus importante qu'en Eiralie, où, entre un frère débile et une sœur merveilleusement intelligente, on placera quand même le frère au pouvoir.


Important : Ton domaine est juste immense !!!! Même pour un double-baron (parce que c'est ça tout de même, c'est la réunion de deux domaines). On laisse comme ça parce que tu le justifies bien. Ceci dit, on t'aura particulièrement à l'oeil, parce que ça fait de toi une puissance militaire assez conséquente.
Précises si tu veux bien tes effectifs militaires complets (nombre et type). Directement, et indirectement via tes vassaux.

Et le type de château que tu décris, c'est déjà du beau gros château. Qu'un baron ait une forteresse de pierre avec quatre tours et une herse, oui. Mais là on imagine vraiment le super grand truc comme pour un roi... C'est pas le XIIIème siècle, c'est l'âge sombre, faut se rappeler. Veille-z-y dans tes descriptions à venir.

Note d'Aliénor : va falloir me traduire l'héraldique en MP pour que je puisse faire les blasons, pasque là... ^^ Les couleurs ça va mais les détails chef et autres machinbrols, je cafouille ^^
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Noreen Tollnaidh

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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Lun 11 Fév - 21:29

Le Loup a écrit:
Seigneur, OK. Noble, OK.
Dame et régente... la régence, ça suppose l'incapacité ou l'absence du dirigeant en titre. Ce n'est pas le cas, il y a son père. Remplacer "Régente" par "Intendante", éventuellement.
Protectrice... autoproclamée ?
Gardienne... euh... même remarque. Sans parler de la signification de ces deux "titres" ?
Tant qu'à rajouter des titres en revanche, Náhacht, tu peux y aller.
Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnnnn, c’est ce que j’avais mis à la base mais on m’a dis que les intendants étaient des bouseux qui s’occupaient des stocks de nourriture. Ce qui n’est pas faux en soi. J’ai précisé (plus loin) qu’il était souvent absent et qu’en son absence je régentais, mais le reste du temps non. Du coup là que mettre ? si non je laisse juste Dame hein.
Protectrice du Drunaidh : ben… là pour le coup protectrice du bidule ça aurait pu soit être un titre donné par les gens après l’incident des clans, soit le titre de base de la Dame de la baronnie qui assure l’intérim et la tenue de la demeure. En tout cas c’est un titre qui est usité à la base (protecteur en l'occurrence) Mais je peux supprimer ^^
Gardienne du Crann Dóitheain : c’est un trip, un titre reconnu par strictement personne sauf moi, à la limite ma sœur, ma mère, bref, c’est pas un vrai titre mais mon perso s’y croit grave. A moins qu'on arrive à trouver un truc des les traditions du Crann Dóitheain un truc qui pourrait s'apparenter de près ou de loin pour les filles de chefs de clan ou n'importe quoi. Si ça pose problème, je peux supprimer, pas de souci !

Le Loup a écrit:
Pour les Sorcières de Laimgadh... à modifier. On en a parlé sur la CB, tu sais de quoi il est question, donc Wink
Heu… Justement je croyais qu’on était d’accord sur le surnom actuel. Dis moi ^^

Le Loup a écrit:
Pas forcément. Il est clair qu'un homme est plus habituel, mais certains clans pourraient être dirigés par des femmes. 5 %, peut-être. C'est juste que, en ne considérant que l'héritage, on privilégiera l'homme. Après intervient une notion de mérite plus importante qu'en Eiralie, où, entre un frère débile et une sœur merveilleusement intelligente, on placera quand même le frère au pouvoir.
C’est le point de vue de mon perso, elle sait qu’elle ne pourra mener personne à la bataille, pas faute de le vouloir mais les guerriers ne l’écouteraient pas aussi facilement qu’ils écouteraient un capitaine.

Le Loup a écrit:
Important : Ton domaine est juste immense !!!! Même pour un double-baron (parce que c'est ça tout de même, c'est la réunion de deux domaines). On laisse comme ça parce que tu le justifies bien. Ceci dit, on t'aura particulièrement à l'oeil, parce que ça fait de toi une puissance militaire assez conséquente.
Ben faut ce qu’il faut ! * sort * Nan, plus sérieusement d’après mes calculs, le Drunaidh est effectivement la 2e baronnie du Slianathair en termes de terres, de vassaux et de soldats, hommes et richesses très certainement. Par contre Goddodin, vu qu’on est dans les bois, ça n’a rien à voir, pas franchement la folie en terme de population et encore moins en terme de tune meêm si c’est grand. Mais effectivement c’est la réunion de deux Baronnie, je suis désolée pour ça, mais j’ai une petite sœur à contenter, et elle me griffe quand je fais pas ce qu’elle dit (je vous jure elle me martyrise, je suis une pauvre petite chose moi Very Happy)

Le Loup a écrit:
Précises si tu veux bien tes effectifs militaires complets (nombre et type). Directement, et indirectement via tes vassaux.
Je précise, (Ici ou par MP ?) mais je vous rassure, j’ai tout calculé et je ne peux pas attaquer le comte du Nord toute seule malgré tous mes efforts… LOL. Il va falloir un peu de temps que je recalcule, parce que le fait que les miliciens soient des paysans change un peu la donne je pense.

Le Loup a écrit:
Et le type de château que tu décris, c'est déjà du beau gros château. Qu'un baron ait une forteresse de pierre avec quatre tours et une herse, oui. Mais là on imagine vraiment le super grand truc comme pour un roi... C'est pas le XIIIème siècle, c'est l'âge sombre, faut se rappeler. Veille-z-y dans tes descriptions à venir.
Je peux simplifier, effectivement là c’est du château fort VIP, mais je peux ne mettre qu’une basse cour et 4 tours, ça paraitre déjà nettement moins grand et ça fait plus age sombre fangeux. ^^ Comme vous voulez !!

Le Loup a écrit:
Note d'Aliénor : va falloir me traduire l'héraldique en MP pour que je puisse faire les blasons, pasque là... ^^ Les couleurs ça va mais les détails chef et autres machinbrols, je cafouille ^^
Pas de souci, je te fais ça dans la foulée de mes troupaskaïa (et si ça te fais ch*** de me faire un blason composé dis moi hein, je vire le chef (toujours cool de blouser son patron). Et question à ce propos, du coup il va y avoir une maison de l’est qui aura les lances, vous allez le faire ou pas ?

A part ça corrections faites ! (sauf mes passage de la 1e à la 3e personne, je fais ça tout de suite)

PS : Rag, tu n'as pas le tartan qu'il faut !
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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Lun 11 Fév - 23:54

Citation :
Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnnnn, c’est ce que j’avais mis à la base mais on m’a dis que les intendants étaient des bouseux qui s’occupaient des stocks de nourriture. Ce qui n’est pas faux en soi. J’ai précisé (plus loin) qu’il était souvent absent et qu’en son absence je régentais, mais le reste du temps non. Du coup là que mettre ? si non je laisse juste Dame hein.

Mais noooooooon, "Intendant" ça fait dirigeant du Gondor. C'est trop classe. Sérieusement, c'est vrai que d'habitude (regarde les autres fiches), il n'y a qu'un seul titre. Voire pas du tout. Donc "Dame" seule suffit. Cela dit on ne t'empêche pas d'en prendre d'autres, note, mais faut qu'ils soient acceptés par tes pairs. Ou, si tu es la seule à les reconnaître comme légitimes, il faut le signaler.


Citation :
Protectrice du Drunaidh : ben… là pour le coup protectrice du bidule ça aurait pu soit être un titre donné par les gens après l’incident des clans, soit le titre de base de la Dame de la baronnie qui assure l’intérim et la tenue de la demeure. En tout cas c’est un titre qui est usité à la base (protecteur en l'occurrence) Mais je peux supprimer ^^

Le truc, c'est que "protecteur", c'est plus le boulot de l'homme, traditionnellement. Même dans cette région. C'est peut-être un peu tôt pour qu'on te l'accole. Après tout, tu as gagné UNE bataille grâce à un stratagème ingénieux. Même un homme n'aurait pas forcément ce titre juste pour ça, nonobstant la légitime admiration que son génie militaire susciterait. Donc il en faudra plus pour une femme. Garde ce titre pour plus tard.


Citation :
Heu… Justement je croyais qu’on était d’accord sur le surnom actuel. Dis moi ^^

Non, on avait dit que "sorcière", c'était trop connoté. On veut absolument éviter de glisser vers le "vrai" Moyen-Âge, et les ressemblances de contexte rendent ce boulot assez difficile. Le terme de "sorcière" projette soit dans la période de l'Inquisition, soit dans le med-fan. Et dans un cas comme dans l'autre, on veut éviter. On t'avait conseillé de créer un titre (Náhacht, donc) en le définissant. Comme ça, le sens est exactement celui que tu souhaites.

Exemple : Les Náhacht, ces femmes (pour le coup, ce serait probablement majoritairement voire uniquement des femmes) révérées en même temps que craintes, pour leurs connaissances mystiques et médicinales, dont on entend parfois dire qu'elles peuvent sauver une vie ou la prendre selon leur bon plaisir.

Bon, c'est assez nul, là, mais tu vois l'idée.


Citation :
C’est le point de vue de mon perso, elle sait qu’elle ne pourra mener personne à la bataille, pas faute de le vouloir mais les guerriers ne l’écouteraient pas aussi facilement qu’ils écouteraient un capitaine.

Tu penses souvent à la guerre toi, non ? Cool
Si tu vois un chef de clan comme un chef de guerre, oui, c'est difficile. Dans ce cas, tu peux préciser que tu parles des soldats. Une femme peut parfaitement exercer son autorité sur son peuple. Mais, pour la guerre, ce sera plus difficile. A préciser : là, tu parles "de son peuple avide de liberté" alors que le problème serait plutôt son armée. Ce qui n'empêche pas qu'elle soit cheffe et s'entoure de quelques officiers loyaux et compétents.


Citation :
Je précise, (Ici ou par MP ?) mais je vous rassure, j’ai tout calculé et je ne peux pas attaquer le comte du Nord toute seule malgré tous mes efforts… LOL. Il va falloir un peu de temps que je recalcule, parce que le fait que les miliciens soient des paysans change un peu la donne je pense.

Ici, s'il te plaît. On ne craint pas pour le comte, (mais c'est vraiment gentil de penser à lui), c'est juste pour s'y retrouver. Il faut signaler les ressources économiques aussi : nourriture, bois, or, etc... tu l'as déjà fait, mais je ne sais pas si c'est exhaustif.


Citation :
Je peux simplifier, effectivement là c’est du château fort VIP, mais je peux ne mettre qu’une basse cour et 4 tours, ça paraitre déjà nettement moins grand et ça fait plus age sombre fangeux. ^^ Comme vous voulez !!

L'ensemble de l'Eiralie est assez sombre fangeux, tu sais. Des belles grandes citadelles, y a Falyse, et Rossburh (qui est fait pour ça), ainsi que quelques autres comtes. Le vrai château, c'est un truc de comte dans l'ensemble.
Pour un "double-baron", je pense que 4 tours, des remparts, une herse et pas de douves seraient corrects (pas de pont-levis du coup, sans douves ça sert à rien). Et probablement un espace à vivre au centre de la cour ou accolé à un des remparts, mais pas un donjon. A vérifier avec la collègue.
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Noreen Tollnaidh

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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Mar 12 Fév - 1:21

Le Loup a écrit:
Le truc, c'est que "protecteur", c'est plus le boulot de l'homme, traditionnellement. Même dans cette région. C'est peut-être un peu tôt pour qu'on te l'accole. Après tout, tu as gagné UNE bataille grâce à un stratagème ingénieux. Même un homme n'aurait pas forcément ce titre juste pour ça, nonobstant la légitime admiration que son génie militaire susciterait. Donc il en faudra plus pour une femme. Garde ce titre pour plus tard.
HAHA c’est un défi ! Je vais devoir le gagner ^^ Très bien !!! LOL

Le Loup a écrit:
Ici, s'il te plaît. On ne craint pas pour le comte, (mais c'est vraiment gentil de penser à lui), c'est juste pour s'y retrouver. Il faut signaler les ressources économiques aussi : nourriture, bois, or, etc... tu l'as déjà fait, mais je ne sais pas si c'est exhaustif.
Je fais ça tout de suite ^^


Tout le reste est corrigé, ajouté, précisé !!
Dites moi si c’est bon ^^
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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Mar 12 Fév - 2:15

OK !

Reste donc juste le domaine à préciser.

Pour Gododdin : 85 velds tout seul ou 85+55=130 velds en incluant 5 vassaux, on avait dit. Une fois n'est pas coutume, tu as vu trop petit.

Sinon, pour chaque domaine (les deux, donc, deux fois plus de boulot c'est le prix de la mégalomanie), pense-bête :
-limites et superficie du domaine
-le nombre de vassaux
-superficie du total des vassaux
-les ressources
-la population de la baronnie seule
-la population du total des vassaux
-l'armée de la baronnie seule (soldats de métier et milice à séparer)
-l'armée du total des vassaux (idem)

C'est long à écrire, mais relativement court à faire avec ce dont on a parlé. Courage, c'est presque fini !
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Noreen Tollnaidh

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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Mar 12 Fév - 3:17

Nan mais j'avais déjà tout calculé, restait juste à savoir comment présenter ça dans la fiche et recopier mon excel, fastidieux, je dois l'avouer. Et selon tes conseils j'ai un peu baissé la proportion de cavaliers et d'archers montés. Normalement tout est bon, les limites des fiefs étant décrites dans les descriptions. Par contre là j'ai mis : baronnie et totale avec baronnie, si tu préfères que je fasse les vassaux seuls de leur côté je peux aussi, je corrigerais si nécessaire Wink


EDIT : D'après mes derniers calculs, Goddodin peut avoir presque tout le sud de la forêt dont la partie entre les deux rivières (on va se manger des crues, inventons le caoutchouc), sauf quelques velds de terrain boisé à l'est qui resterons donc à exploiter par d'autres, c'est cadeau (mégalo ET démago, si c'est pas génial). Et pour la superficie du Drunaidh, baronnie de Tollnaidh et vassaux compris, j'avais même sous estimé la superficie, une fois n'est pas coutume (mais pas assez pour que ça vaille le coup de tout refaire). Du coup carte corrigée pour avoir une idée précise des limites et emplacements des fiefs (sauf que là Goddodin à toute la forêt, mais la flemme de tout refaire), bien que les frontières des autres baronnies et des comtés ne soient évidement pas valables par la suite. Freedom, Pays de Galles indépendant, etc etc.
Spoiler:
 

Vous en faites ce que vous voulez, à la base je l'ai faite pour moi de manière à visualiser les limites et voir ce que je pouvais inclure ou non dans les seigneuries à décrire sans dépasser des limites fixées et notées de mes terres, la preuve que ça fonctionne hyper bien ! MDR (En fait si, je m'étais pas tant gourée que ça pour le Nord, seulement j'avais pas assez clairement fait le distinguo entre la baronnie seule et la baronnie avec les vassaux, mea-culpa. Et normalement, que se soit sur la carte ou dans la description, cette imprécision est corrigée aussi ^^)

Wala, je vous laisse faire les vérifications d'usage, en espérant que ce soit bon. Very Happy
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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Mar 12 Fév - 12:24

Pour la population et l'armée, OK tout est bon, ça roule.

Par contre, si tu pouvais préciser que Caer Eydin c'est la baronnie propre et Drunaidh l'ensemble du domaine du baron et de ses vassaux. Non parce que là, j'ai juste cru que tu te tirais deux domaines supplémentaires de ton chapeau. Et je suis pas plus con qu'un autre (silence au fond de la salle) donc si j'ai pensé ça, ça signifie que d'autres peuvent faire pareil.


Concernant les limites que tu proposes, c'est un peu trop grand sur la carte. A ce propos, on parle de l'ensemble de ta sphère d'influence, on est bien d'accord ? Sinon, c'est beaucoup trop grand Wink

Je vais te parler en lieues pour que ce soit plus facile à retrouver sur l'échelle.

Drunaidh (l'ensemble, en incluant domaines de châtelains) de 264 velds, soit 192 lieues carrées ou 3070 km carrés.
Une surface équivalente à un cercle de 18,33 valques, 15,63 lieues ou 62,52 km de diamètre.
J'ai dessiné ton domaine sur une version quadrillée de la carte, et tu es plus proche des 300 velds/220 lieues carrées/3520 km carrés. Ce que je te propose, c'est de rogner la petite excroissance de Drunaidh, au sud-est, et on est dans les clous. OK ?

Pour ce qui est de Goddodin, tu as droit à 139 velds/101 lieues carrées/1616 km carrés.
Soit un cercle de 13,30 valques/11,34 lieues/45,36 km de diamètre. Pour parler plus imagé : tu te prends un bon tiers de la forêt de Laimgadh, qui a une superficie de 370 lieues carrées. Donc en gros, tu te prends 130 lieues carrées au lieu des 100 auxquelles tu as droit.


Ne t'emmerdes pas à tout refaire, je peux m'en occuper, dis-moi juste de quel côté tu veux rogner.



Sinon pour le reste, tout ça me semble OK.

En passant, la limite Nord-Sud n'est pas vraiment définie... c'est plus une différence d'état d'esprit qu'un trait sur une carte.

Je vais faire une version quadrillée de la carte, pour mieux réaliser les surfaces.
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Noreen Tollnaidh

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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Mer 13 Fév - 2:32

  • Caer Eydin : c'est le manoir en fait LOL, c'est une erreur de ma part, j'étais un peu fatiguée quand j'ai cherché les dénominations pour les chiffres je pense. Je corrige et j'attends la réponse de Dee sur ce point (question posée via MP) pour être sûre (cf la description de Goddodin en cours dont elle se charge)

  • Limites : oui, baronnie + vassaux, pour les deux fiefs. J'ai la folie des grandeurs, mais tout de même, j'essaye que ça se voit pas trop (j'ai pas dis que j'y arrivais hein ^^). Par MP je t'ai dis d'où venait mon erreur et du coup je vais enlever cette carte, celle que tu as faite me convient tout à fait, et quelque part ça flatte mon ego de voir que vous vous prenez la tête (pas trop j'espère !) pour nous, MERCI. (et du coup papa est originaire d'une baronnie soumise à Peyrefendre * sort *)

  • Échelle : Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuf vous avez tout passé en Valques I love you I love you I love you

  • Frontière Nord-Sud : ben oui et non, c'est aussi les baronnies soumises au comte du Nord ou au Comte du Sud non ? Du coup les limites doivent être assez claires même si le Sud déteint au Nord (parce que South is Truth ! La rime est merdique, certes).

  • Devise : Devise ? C'est funky les devises ^^ Je peux dites dites... Il me faut l'avis de ma sista.
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Le Loup
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MessageSujet: Re: Noreen Tollnaidh   Mer 13 Fév - 15:33

OK. On redessinera peut-être légèrement les frontières en fonction de ce qu'on a déterminé pour les domaines de comte, mais ça restera dans le ton. De toute manière, on peut faire ça après validation.

La limite Nord-Sud est claire géographiquement : c'est entre la sphère d'influence du comte du Nord et celle de celui du Sud.

Mais, culturellement et pour l'ambiance, c'est une transition plus subtile. Certains vassaux du gars du Nord restent réfractaires aux usages impériaux, et certains du gars du Sud s'y sont montrés assez perméables.

Donc évidemment, chaque comte va pousser ses vassaux à suivre sa ligne, ceux-ci pousseront eux-mêmes leurs vassaux, qui pousseront leur peuple. Mais, à chaque niveau, il y a des réticences et des gens qui ne font pas comme on leur dit. Au final, donc, tu peux tout à fait avoir un gars qui vénère les Astres avec dévotion (bon, la dévotion c'est rare, dans le monde des Loups, mais ça existe de temps en temps) chez un châtelain qui respecte à fond les coutumes slianathairines traditionnelles, contre l'avis de son baron "avranisé", lui-même contre l'avis de son suzerain le comte du Sud en fringues traditionnelles.

La limite n'est donc pas si claire que ça. Il y a un trait sur la carte, oui, mais dans la mentalité des gens, c'est plus mélangé (et la plupart s'en foutent probablement et font un mix des deux cultures).


Pour la devise, fais-toi plaisir. Enfin, un truc RP quand même (évite les devises du type "Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus") mais oui, au contraire, ça donne du cachet à ton clan.

Au final, reste donc à régler les frontières précises du clan et ta devise. Mais ça, c'est du détail.


Fiche validée. Pour la devise, tu l'enverras en MP, on l'ajoutera à ta fiche (tu ne pourras pas le faire toi-même, vu qu'on verrouille après validation).
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