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 Le Kevalis

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Le Loup
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MessageSujet: Le Kevalis   Sam 9 Fév - 22:56

























Climat, géographie et ressources


Le Kevalis représente la région la plus orientale de l'Eiralie. Elle est bordée, au Nord, par le Borstrom. A l'Est, sa limite est constituée par les Forêts Frontalières et le Courant, bord oriental de la Vaste-Fange du Mitteflüssen. Au Sud-Ouest, par les Terres Méridianes (comprenant les Monts des Aigles et quelques valques de plaines juste au Nord de celles-ci) et au Sud-Est par la mer. A l'Ouest, le Kevalis est délimité par la forêt de Sommetremble, les montagnes d'Avranie et les plaines de l'Esqueulien.

Le Nord du Kevalis, protégé (avec plus ou moins d'efficacité selon les époques) par Rossburh, offre un paysage de champs et de villages généralement paisibles. Il constitue le grenier à blé de l'Eiralie. Ce sont des plaines fertiles qui s'étendent à perte de vue. La terre y est généreuse, et le climat y est doux, débarrassé de la chaleur parfois excessive des Terres Méridianes. Ces atouts ont permis un développement sans égal de l'agriculture. Des céréales comme le blé et l'avoine y sont principalement cultivées, mais on y trouve également des arbres fruitiers qui fournissent pommes ou poires en abondance. Il serait long de tout citer, mais disons simplement que la grande majorité de ce qui peut se cultiver en Eiralie se trouve dans le Nord du Kevalis.

C'est aussi cette région qui produit les meilleurs chevaux de guerre. Le croisement entre chevaux de selle eiraliens et chevaux de trait donne un animal massif, fort, robuste et endurant, capable de porter des protections ainsi qu'un guerrier en armure et de charger des piétons avec un effet de masse dévastateur pour quiconque n'est pas préparé à recevoir la charge. C'est la famille de Peyrefendre qui produit les meilleurs chevaux de guerre, et ceux-ci sont réputés dans tout le royaume. On dit d'ailleurs d'eux qu'ils ne sont pas insensibles à l'excitation du combat, et aiment la bataille presque autant que les Lydanes qu'ils piétinent sous leurs sabots.

Quant à Rossburh, c'est une grande cité, donc beaucoup d'argent y transite, mais ses revenus viennent généralement des produits de l'agriculture des terres alentours. En fait, sa valeur est plus de nature militaire que commerciale, aussi absorbe-t-elle une part conséquente de l'argent de la Couronne, ce qui lui permet d'entretenir des infrastructures et une armée capables de tenir les Lydanes à distance respectable des précieux champs du Kevalis.

Dans le Sud du Kevalis, le climat se fait plus humide, parfois plus chaud, aussi, à cause d'un brouillard plus fréquent, venu des marais du Mitteflüssen. Certains jours, le soleil et la brume se conjuguent pour donner à l'air une moiteur étouffante. La terre y est tout aussi fertile que dans le Nord, mais généralement moins apprivoisée. On trouvera plus de l'herbe grasse, propice à toutes formes d'élevage, que de champs cultivés. Là où le Nord du Kevalis forme le grenier à blé de l'Eiralie, le Sud constitue sa réserve de viande, de lait, de laine. On y élève également des chevaux : des chevaux rapides ou des destriers de guerre. Mais les races du Sud du Kevalis sont moins réputées que les lourds chevaux de guerre du Nord ou les fins coursiers des Méridianes.

Enfin, il y a le Mitteflüssen. Ce sont de vastes marais, généralement vides de toute présence humaine, et, selon les dires de ceux qui y sont passés, mal famés lorsque ce n'est pas le cas. Néanmoins, on peut y trouver, par hasard, quelques villages de peuplades autochtones, fragiles constructions de roseaux qui changent de temps en temps de place, loin de toute civilisation. Ceux-ci vivent en autarcie, de la pêche et de la chasse aux oiseaux, probablement. De mémoire d'homme, ils n'ont jamais ennuyé les populations qui vivent à proximité. En revanche, il est arrivé que l'on retrouve, plus bas dans le Courant, des cadavres de Lydanes portant des blessures de flèches. Sinon, ils parlent eiralien, malgré un accent assez étrange, avec une prononciation très nasale. Ils ne sont pas spécialement méchants, mais, simplement, ils n'aiment pas qu'on vienne les ennuyer.

Occasionnellement, des contrebandiers ou des parias viennent établir leur refuge dans le coin. Il arrive aussi qu'une petite bande de Lydanes tente le passage pour aller tuer quelques bergers et s'emparer de leurs bêtes. Mais c'est relativement rare, tant il est malaisé de ramener ne serait-ce que quelques moutons à travers les marais. Tous ces dangers sont à relativiser : généralement, on ne croise personne, et l'ennemi le plus redoutable et omniprésent, c'est la maladie. Et l'infection. Dans un lieu aussi plein de miasmes, la moindre égratignure peut s'infecter et devenir fatale. En fait, le seul intérêt que présente, pour le commun des mortels, cet endroit de mort et de maladie, ce sont les herbes médicinales. Lorsqu'on est suffisamment courageux pour s'aventurer dans la région, on peut les ramasser, ou, plus souvent, les troquer contre armes outils avec les autochtones.

Histoire


Les Lydanes. Si l'on devait chercher ce qui fait la spécificité du Kevalis, ce sont les invasions lydanes, de plus ou moins grande ampleur, qui ont fait des dégâts énormes au fil des âges. Le point culminant ayant bien sûr été atteint lors de l'invasion de 136 et de la Guerre Sainte de 138 après la chute du Vieil Empire. Lors de cette attaque, Rossburh fut totalement anéantie. Avant 138, Rossburh avait été une ville qui s'était fortifiée par la force des choses. Mais lorsqu'elle fut reconstruite, notamment avec le concours des architectes militaires de Sablerive, elle fut pensée comme une forteresse, l'impératif militaire primant sur l'aspect commercial. Ce qui a contribué à rendre à la ville le rôle de verrou de Grünmeer qu'elle aurait toujours du avoir.

Outre les destructions, les Lydanes ont laissé quelques souvenirs de leur passage sous forme d'enfants, le plus souvent non désirés. On pourrait, en les examinant attentivement, les reconnaître à leur corps mince et nerveux, plus que celui des habitants du Kevalis, plus larges et lourds en général. Mais, de manière générale, il est difficile de savoir qu'un homme ou une femme a des origines lydanes simplement en les voyant. Ce qui les arrange bien : vu les cicatrices que ce peuple a laissé, les gens qui ont du sang lydane sont assez mal vus.

D'un autre côté, le mariage d'Hild et Pétrus a été organisé suite à plusieurs défaites des lydanes, et a plutôt été présenté (pas forcément à tort d'ailleurs) comme un gage de soumission des envahisseurs vaincus. Hild, avant d'être une épouse royale, était une prise de guerre, et donc une source de fierté pour le peuple eiralien.

Le sentiment des habitants du Kevalis est donc mitigé vis-à-vis des origines de la reine : certains les voient comme une souillure lydane sur le trône d'Eiralie, d'autres, comme le témoignage d'une victoire eiralienne décisive.


Politique et organisation de la société


Au Nord règne le comte Roland de Peyrefendre, général-protecteur de la Marche de l'Est. C'est un excellent tacticien et un stratège redoutable, qui a fait ses preuves maintes et maintes fois en tant que commandant, ce qui lui a valu d'être nommé responsable de la protection de Rossburh. En tant que général-protecteur, il a pour mission de superviser la défense du Kevalis face à toute attaque lydane, ce qui lui donne théoriquement autorité sur son voisin du Sud, Philippe d'Auriale, pour les questions militaires, et n'est donc pas sans susciter quelque envie de la part de ce dernier. Il nourrit une haine féroce à l'égard des Lydanes, qui ont tué son mentor lorsqu'il apprenait le métier des armes chez lui, et ravagé ses terres. Aussi a-t-il très mal pris l'arrivée sur le trône d'une reine ayant du sang de son ennemi tutélaire. De même qu'il désapprouve catégoriquement l'idée qu'une femme puisse gérer un domaine. En fait, Roland de Peyrefendre cristallise toutes les réticences de la noblesse traditionaliste vis-à-vis d'une reine dans les veines de qui coule du sang lydane. La seule chose plus forte que ces réticences est sa loyauté envers la Couronne, qui est sa fierté en même temps que son fardeau.

Au Sud, Philippe d'Auriale fait aussi partie de la noblesse guerrière, bien que, plus jeune que son homologue, il n'ait pas combattu lors de la Guerre sainte lydane, et ait participé personnellement à bien moins de batailles. En-dehors d'une légère jalousie à l'égard du général-protecteur et d'une envie de faire ses preuves, les relations entre les deux Maisons sont plutôt bonnes, sous-tendues par la nécessité d'agir de concert d'un point de vue militaire, quelques mariages mutuellement fructueux, et une loyauté commune à l'égard de la Couronne. Loyauté d'ailleurs excessivement affichée par la Maison d'Auriale, à l'agacement de certains de ses pairs. A l'opposé de Roland de Peyrefendre, il approuve le mariage de Petrus d'Higden et Hild, par pur pragmatisme : en effet, comme beaucoup de ses vassaux, il a pu constater une nette diminution des incursions lydanes depuis ce mariage. La différence, plus que conséquente, est largement venue à bout de ses réticences initiales.

Avec les Maisons de Peyrefendre et d'Auriale, le Kevalis est à peu près la seule région dont on puisse être certain que tous les grands seigneurs soient loyaux à la Reine, et n'aient joué aucun rôle dans la tentative de coup d'état de Castel-Gaillard. Ceci dit, on parle ici des comtes, pas des barons et châtelains. Parmi ces membres de la petite et moyenne noblesse, on peut supposer qu'il existe chez certains une rancœur persistante liée aux origines lydanes de la Reine, surtout dans cette région où ils ont fait tant de mal. Mais les comtes sont parfaitement capables de tenir leurs vassaux et de prévenir toute velléité de félonie. Après tout, on ne règne pas sur une région voisine des forêts lydanes en se montrant faible. Ou du moins, pas longtemps. Et un certain nombre de nobles sont assez malins pour voir que, dans l'ensemble, ce mariage, quoique parfois contesté, a apporté à l'Eiralie plus qu'il ne lui a coûté.


Philosophie et religion


Le Kevalis est la contrée où le culte des Astres est le plus implanté, notamment de par sa proximité géographique avec le centre de l'Empire d'où sont issues ces croyances.


Code des lois, us et coutumes


La loi féodale s'applique comme à peu près partout en Eiralie. La justice est rendue par le seigneur, qui détermine les peines et tranche les litiges.

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