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 L'Ismeerlane

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Le Loup
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MessageSujet: L'Ismeerlane   Lun 4 Fév - 20:18























Climat, géographie et ressources


L'Ismeerlane constitue la région du Nord-Ouest de l'Eiralie. Elle s'étend jusqu'à Vanner, l'Arveng et les collines de l'Avranie au Sud, les plaines de l'Esqueulien à l'Est, le Borstrom et la mer au Nord. A l'Ouest, elle s'étend jusqu'à la mer.
Dans l'ensemble, le climat y est très froid, quoiqu'un peu moins que dans les montagnes de l'Acrogée. Mais c'est l'humidité, de plus en plus omniprésente à mesure que l'on s'approche de la mer, qui rend la région difficile à vivre. Le bois et les vêtements moisissent avec une rapidité stupéfiante, et les outils et armes en métal requièrent un entretien constant et méticuleux sous ce climat.

Les plaines aux alentours du lac d'Opale sont la contrée la plus agréable de l'Ismeerlane. Bénéficiant d'un climat relativement doux, légèrement humide mais sans excès, et peu touchées par les raids suéris, elles sont propices à l'agriculture et à l'élevage. La terre est fertile et fait pousser herbe et forêts avec générosité. Quant aux eaux du lac, elles sont riches et poissonneuses, quoiqu'un peu froides pour s'y baigner plus que ne le commande le besoin d'hygiène.

La cité de Vanner, située sur la côte occidentale de l'Eiralie, bénéficie de ce climat plutôt clément bien que, en tant que cité côtière, elle doive vivre sous la menace des envahisseurs venus de la mer. Encore que ceux-ci préfèrent s'en prendre à des cibles moins bien défendues. D'autant que ce qui fait la réputation de Vanner, ce sont ses maîtres artisans : forgerons, verriers, ingénieurs de siège... les riches gisements de charbon de la région ont permis un développement rapide des arts nécessitant un bon combustible, et les armes et outils d'Ismeerlane sont réputés. D'ailleurs, vu les attaques suéries et la propension des outils d'agriculture à se briser sur la terre gelée, c'est une bonne chose.

La Haute École de Vanner, fondée par la Maison de Sablerive, contribue à dispenser l'enseignement de ces arts à tous ceux qui le désirent. Du moins en théorie : en pratique, l'enseignement n'est pas à la portée de toutes les bourses. Mais c'est une voie très prisée des cadets de familles nobles. Il ne s'agit aucunement de salles austères remplies de copistes aux doigts tachés d'encre : c'est plutôt une organisation qui met en lien les apprentis avec les maîtres, moyennant une modique commission, et décerne ensuite un certificat pour faire savoir à tous quelles compétences particulières l'élève a acquis. L’École joue aussi le rôle d'un cercle d'influence et d'une corporation, défendant les intérêts de ses membres (cette institution a notoirement l'oreille des comtes de Sablerive) et favorisant l'échange de savoir-faire.


Les landes du Crépuscule, ainsi nommées à cause du brouillard qui empêche le plus souvent le soleil de briller aussi fort qu'il le voudrait, sont de grandes étendues parsemées de quelques villages. Le climat y est froid. Pas assez pour empêcher les gens du coin de vivre dans des conditions correctes, mais assez pour tuer le voyageur mal préparé qui serait contraint de passer la nuit dehors.
La terre est cultivable pour ceux qui n'ont pas peur de casser quelques pelles sur une terre rendue aussi dure que le roc par le gel. En fait, la végétation y pousse plutôt bien. On parle ici de buissons, pas de grands arbres, trop vulnérables au froid. Par endroits, on y trouve quelques carrières de pierre, des tourbières qui fournissent un combustible acceptable. Mais leur intérêt principal réside dans les gisements de charbon, situés pour la plupart à l'ouest, près des montagnes du Veilleur, qui ont permis un développement considérable des arts de la forge, de la verrerie, et de l'artisanat en général.

Parlons-en, des montagnes du Veilleur... Parfois, leur sommet est au-dessus du brouillard. Souvent, même. Ce ne sont pas les plus hautes montagnes d'Eiralie, mais, à partir des deux tiers de leur hauteur, on est au niveau des neiges éternelles. En revanche, elles accrochent la pluie. Pour vivre sur les flancs de la montagne, il faut aimer l'eau, c'est sûr. Et, comme partout en Ismeerlane, il faut aimer le froid, aussi. Ce n'est pas forcément le cas des soldats qui gardent la tour du Veilleur destinée à guetter les attaques des pillards sur la Côte des Brumes, mais on ne leur demande pas leur avis.
On peut élever des ovins, comme des chèvres et des moutons, mais ils ne seront jamais bien gras. On trouve aussi dans les montagnes quelques rares gisements d'or. Ainsi que de grandes quantités de fer, et, surtout, du charbon.

Quand à la Côte des Brumes... elle porte bien son nom. Elle est couverte presque toute l'année par un brouillard qui ne se lève que lors des beaux jours d'été, offrant ainsi aux habitants du cru une vue imprenable sur les navires suéris venant pour brûler leurs maisons et piller leurs récoltes. Climat froid, comme partout dans la région, mais surtout, si humide que, certains jours, on a l'impression que l'air est liquide. Des phares permettent tout de même la navigation, sauf les pires jours.
La végétation pousse difficilement : l'humidité est un atout, mais en-dessous d'une certaine température, il devient difficile de retourner la terre et de convaincre les pousses d'en sortir. Cela dit, le seigle y pousse très bien, et la cuisine du pays se fait beaucoup avec cette céréale. Ce n'est pas sans poser quelques soucis lorsque l'humidité permet la prolifération d'ergot de seigle dans les réserves. Certains seigneurs entretiennent un feu en permanence dans leurs entrepôts pour assécher l'air et éviter ces problèmes. Les eaux y sont extrêmement riches, et on peut vivre sans problème des seules ressources de la mer. En réalité, la mer est la bénédiction et la malédiction de la Côte des Brumes : elle leur apporte tempêtes et pillards, mais aussi poisson à profusion.


Histoire


Quand l'histoire du Kevalis a été façonnée par les Lydanes, celle de l'Ismeerlane l'a été par les Suéris.
Leurs actions les plus évidentes furent les raids multiples et dévastateurs qu'ils lancèrent aussi loin que remontent les archives, y compris même sous le Vieil Empire. Mais l'Ismeerlane a aussi profité d'échanges culturels et commerciaux fructueux avec ces hommes du Nord. Les échanges ne se limitèrent pas à cela, d'ailleurs, car une minorité non négligeable d'habitants de l'Ismeerlane présente aujourd'hui des traits typiquement suéris qui montrent clairement que le sang du Nord coule dans leurs veines. Même si, dans certains cas, c'est un viol qui est à l'origine de ces métissages, cela montre bien toute l'ambiguïté des rapports de l'Ismeerlane avec les Suéris : entre coopération commerciale et guerre ouverte.

Les raids ont fortement diminué ces dernières années, sous l'effet conjoint de la politique de tours de guet, de milices et de garnisons de cavalerie lancée par le roi Thomas, et des négociations menées par Petrus. Ces négociations ne furent pas sans faire des mécontents chez la noblesse et même le peuple d'Ismeerlane, puisqu'il s'agissait ni plus ni moins que de rogner des domaines de la noblesse eiralienne pour donner un peu de terres, généralement sur la côte, à des jarls suéris ayant prêté serment d'allégeance. Bien que la perte soit très marginale, économiquement parlant (les Suéris se sont contentés de peu, tant était inhospitalière leur terre natale), le symbole est difficile à accepter pour beaucoup, encore aujourd'hui.


Politique


Vis-à-vis de la maison Higden et de sa politique vis-à-vis des Suéris, on retrouve deux points de vue opposés.
Il y a d'abord ceux qui n'admettent pas la manière dont on leur a imposé une présence étrangère et le partage des territoires qui en a résulté. Partage modéré, certes, puisqu'il existait des domaines libres, mais le symbole compte plus que la réalité économique pour les nobles en question.
Puis, à l'inverse, d'autres, plus pragmatiques, qui se rendent compte que, même s'ils ont, en théorie, moins de biens qu'auparavant, la diminution de la superficie des domaines et les impôts liés au maintien du système de défense sont plus que compensés par la baisse des pertes liées aux opérations des Suéris.

Le sud de l'Ismeerlane, des contreforts des montagnes avraniennes jusqu'à Vanner, est dans la sphère d'influence de Gontrand de Sablerive, issu d'une famille de guerriers-marchands (plus marchands que guerriers, diraient les mauvaises langues). L'essor de l'artisanat, de la construction navale et de l'ingénierie de siège de Vanner doit beaucoup à l'aide de la Maison de Sablerive, qui en touche aujourd'hui les bénéfices sous forme d'une défense plus qu'honorable de la côte ouest et de bénéfices commerciaux notables. A titre d'exemple, ce sont des architectes au service de la Maison de Sablerive qui ont supervisé la reconstruction des murailles de Rossburh. A ce titre, la Maison de Sablerive se retrouve en situation de saine concurrence commerciale avec celle d'Ombreval, dans les Méridianes.

Quand au nord de l'Ismeerlane, comprenant la Côte des Brumes, il est sous contrôle de Bertrand de Boguèn, comte issu de la noblesse militaire. Celui-ci entretient de bonnes relations avec son voisin de Sablerive, car leurs échanges reposent sur un intérêt mutuel. Du Nord vers le Sud transitent le charbon, la pierre et le fer indispensables aux artisans de Vanner. Et, dans l'autre sens, des céréales et du bois, en tant que combustible ou pour la construction.

Il existe dans les Montagnes du Veilleur un peuple indépendant, appelé les Radgars, qui sont techniquement eiraliens, mais, en réalité, se considèrent comme un peuple à part et n'aiment pas beaucoup les étrangers. A leur défense, il faut dire que les étrangers qui viennent le plus souvent dans ces montagnes sont des brigands en recherche d'un abri. Cela étant, ils ne causent aucun problème et on ne leur en cause aucun.


Organisation de la société


Elle est comparable au reste de la société eiralienne, avec certaines différences dans les territoires appartenant aux Suéris assimilés à la culture locale. Ils ont généralement du mal à comprendre la politique de milices paysannes du pays (encore que cette réticence soit partagée par nombre de seigneurs eiraliens de souche pure). Pour eux, on cultive la terre, ou bien l'on part en expédition, guerrière ou commerciale. Ceux qui cultivent la terre n'ont nul besoin de servir dans quelque milice que ce soit, ils défendent leur foyer, le cas échéant, c'est tout. Les Suéris ne voient pas l'intérêt de lever la milice pour l'amener sur des champs de bataille, considérant qu'un petit nombre soudé et déterminé vaut mieux qu'une foule grouillante de paysans mal armés, ce qui est exactement la façon dont ils considèrent la milice.

Pour le reste, l'intégration ne se passe pas trop mal : les Suéris à qui l'on a donné des terres n'ont pas été choisis au hasard. Les querelles de sang qui font tant de dégâts dans leur pays d'origine n'ont pas été importées en Eiralie. Et les grands domaines, ceux des comtes, sont exclusivement eiraliens.


Lois et coutumes


Le fonctionnement est globalement le même que dans le reste de l'Eiralie. Il faut tout de même noter que certains jarls suéris font rendre la justice par une assemblée d'hommes libres, sans distinction de rang, fait inconnu dans les autres régions. Mais c'est une pratique très marginale (et pas systématique en Suérie non plus, d'ailleurs). Elle est tolérée par le pouvoir central du moment qu'elle ne remet pas en cause la stabilité du système, mais a de toute manière rapidement tendance à disparaître.


Philosophie et religion


Comme partout ailleurs, le sacré est loin d'être la préoccupation principale, pour le peuple comme pour la noblesse. Spécificité culturelle locale, la religion suérie s'est importée par le biais des échanges commerciaux et l'arrivée des jarls liés par allégeance.
Comme souvent, le peuple a adopté, sans trop les comprendre, l'un et l'autre ensemble de coutumes. Beaucoup de gens portent l'amulette du marteau de Thor à côté de celle de leur signe de naissance.



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